La nouvelle est tombée comme une bombe dans les médias canadiens et québécois. Les rumeurs sont désormais choses du passé.
Pierre Karl Péladeau, candidat aux prochaines élections pour le Parti Québécois.
Certains le déteste pour son empire médiatique ou Star Académie. D’autres pour son succès en affaires; c’est connu le Québécois moyen est envieux. Pour la gauche, c’est le diable en personne et il aura probablement des yeux rouges et des cornes sur facebook, sur la page de QS ou d’Anarchopanda.
Sincèrement, moi aussi je trouve qu’entant que PDG de Quebecor, il a souvent agit comme un patron. Il a manqué d’humanisme dans sa gestion des lockouts, et c’est peu dire. Moi aussi, je trouve qu’il a utilisé son influence politique et son pouvoir afin de garnir son portefeuille et protéger ses intérêts corporatifs. Nous n’avons qu’à penser à l’amphithéâtre de Québec qui soulève encore des questions. Tout de même, il a agît comme un homme d’affaires, il a fait les choses dans les règles de l’art. Il a posé sa candidature en toute légalité en respectant le code d’éthique de l’Assemblé nationale. Lui demander de vendre ses actions serait exagéré selon les différents ténors de la souveraineté dont Jacques Parizeau et Lise Payette. Cet homme sait comment arriver à ses fins, et c’est ce que le Québec a besoin. Son passé fait parti des anales du monde des affaires, il sera intéressant de voir ce qu’il peut faire avec la même énergie et les mêmes aptitudes pour l’indépendance du Québec.
Comment auriez-vous agit comme PDG d’une aussi grande entreprise? PKP est d’abord et avant tout; un homme d’affaires! Il représentait des actionnaires, des investisseurs et des contribuables. Ce n’est pas un messie, pourquoi diabolisons nous systématiquement le succès en affaires au Québec? À Paris, à Moscow, aux États-Unis, en Écosse et en Catalogne; c’est partout pareille. Impossible de nier la réalité, le capitalisme et le corporatisme existe, aussi infâme qu’ils sont. On ne peut pas faire la souveraineté seulement avec des petits-amis gauchiste qui dansent main dans la main… En passant, je suis de gauche, mais je suis conscient que pour faire la souveraineté, nous avons besoin de rassembler tous les québécois, à gauche comme à droite. Il restera toujours une partie de la population moins progressiste, plus conservatrice. Il ne faut pas nier nos idéaux, on me reproche de faire passer la souveraineté avant tout, mais je crois après tout ce que j’ai vu ailleurs, comme notre propre histoire, que c’est le seul et unique moyen d’y parvenir.
Connaissez-vous l’histoire du Canada et du Québec? L’accord du Lac Meech, la crise d’Octobre, la nuit des longs couteaux, le référendum volé en 1995, ça vous dit quelque chose? Les fédéralistes d’Ottawa sont des vipères sans aucune bienveillance. Ils sont prêts à tout pour épuiser nos richesses et faire perdurer l’annexion forcée du Québec au Canada. Si on parvient à faire l’indépendance, ce ne sera surement pas avec des calinours.
La politique c’est dur, et l’indépendance c’est une question de pouvoir, de moyens et de stratégie. Il faut se donner les moyens de convaincre les sceptiques. Et ce spectre on le connait, c’est l’économie. Évidemment, j’aime la culture et l’art, je suis souverainiste d’abord pour ces raisons. Je suis souverainiste avant tout par respect pour l’histoire, pour mon sentiment d’appartenance à cette nation, ses couleurs, sa chaleur. Certes, les partis émergents peuvent avoir les meilleures intentions du monde. Ils peuvent réellement vivre d’altruisme, toute fois, je ne crois pas que ce sera de cette façon qu’on parviendra à faire du Québec un pays.
Est-ce que Sol Zanetti pourrait mener une guerre d’idées contre le Canada? Pourrait-il diriger une campagne souverainiste devant la machine fédéraliste? L’imaginez-vous devant les libéraux au Québec et les conservateurs du Canada?
Est-ce que Françoise David pourrait s’asseoir à la même table que Stephen Harper et ses ministres pour négocier nos accords, défendre notre légitimité, négocier nos droits, faire respecter nos compétences provinciales?
Soyons réalistes! Ces partis recevront à nouveau, moins de 10% des voix.
Non seulement, PKP est un orateur hors-pair, aussi bien en anglais qu’en français. C’est également un leader avec une feuille de route impressionnante. Aujourd’hui, personne ne peut contester ses aptitudes pour mener une organisation sur une longue période. Je crois qu’il sera en mesure de présenter un projet de société aux anglophones et aux allophones. Il saura négocier avec les requins et les fins renards, il a côtoyé les vautours et les gens de pouvoir. Serait-ce l’homme de la situation? Serait-ce un nouvel élan pour le mouvement souverainiste? Je crois que oui.
Cet homme est immensément respecté dans le milieu des affaires au Canada. Gageons que ses débats devant les fédéralistes seront coriaces. Il saura négocier avec les syndicats, les patrons et les lobbyistes, à mon avis, le rapport de force contre Ottawa vient de changer.
Qu’on le veule ou non, l’argent mène le monde. Harper s’inquiétait déjà de voir le PQ majoritaire, il doit être effrayé par cette annonce. Pourquoi cet homme d’affaires prospère croit il que le Québec souverain serait plus riche? Pourquoi dénonce-t’il les agissements du fédéral en 1995, en les traitant de voleurs?
La politique est mesquine et stratégique, elle n’est pas ce qu’elle devrait être. Tous les moyens sont bons pour arriver à l’indépendance, puisque c’est tout ce qui compte. Au delà des partis politiques, au delà des idéologies, de la gauche et de la droite, il y a la souveraineté. Vive le Québec Libre!
