Je ne comprendrai jamais les gens qui suivent le troupeau médiatique sans réfléchir. Je reprends une des nombreuses personnes qui a publié sur facebook (excuser son français) : »je comprend po un truc vous chialé contre les hausse scolaires mais vous parter toutes en voyage dans sud pis texter avec vos iphone, vous avez des manteaux canada goose, fermé vos yeules, on paye le moins cher au monde bla bla bla. ”
Il ne faut pas publier un jugement sur une question existentielle sans même avoir étudié un minimum sur le sujet, sans même avoir quelques profondeurs théoriques. Je respecte tout ceux en faveur des hausses qui défendent leurs arguments avec des facteurs solides. Quel est le but réel des débats sur la hausse des frais de scolarité? Est-ce seulement pour évaluer le pour et le contre, je ne crois pas. Pour une question qui a autant d’impact sur la fiscalité, l’économie et notre société, il est très important de prendre la bonne décision. Il ne faut pas prendre une décision partisane à court terme, il faut prendre une décision pour l’avenir du Québec. Le sujet mérite d’être débattu et manifesté. Il faut faciliter l’accès à l’éducation, il ne faut surtout pas le rendre plus difficile. Pourquoi suis-je contre la hausse des frais de scolarité?
1. Parce que le gouvernement au pouvoir a mal réparti et géré la part du budget attribué au système d’éducation. Parce que nous payons suffisamment de taxes et d’impôts, ce n’est pas notre problème si le parti libéral a mal géré son budget. Ce n’est pas la faute des étudiants si le gouvernement n’a pas créé suffisamment de richesse et de développement dans les 9 dernières années. On laisse de coté l’université du savoir au profit de la recherche du capital rapide. Voici la répartition des fonds de recherche par discipline au Québec.
- Sciences de la santé, pures et appliquées: 75,8%
-Autres: 16,4%
-Sciences humaines: 7,8%
2. Le Québec n’est pas l’endroit le moins cher pour étudier, il y a plusieurs pays au monde avec des programmes de qualité où l’école est gratuite .Il ne faut pas se comparer aux pires sociétés lorsqu’on peut se comparer à l’Hollande, la Suède, au Danemark ou même à Cuba et plusieurs autres pays où l’école est gratuite.
3. Il faut absolument interrogé le gouvernement et les universités sur leurs actions et la répartition de l’argent qu’il lui est attribué. Le problème c’est ce qu’elle attribue mal son argent aux différentes institutions et départements. Pourquoi seulement 7,8% aux sciences humaines lorsque ces étudiants représente. Favoriserions nous certains secteurs qui crée un gain un gain en capital immédiat, est-ce que la recherche sert simplement à créer de la richesse à court terme? Faut-il mettre de coté notre culture, l’art, la sociologie, la philosophie, nos racines pour faire avance le progrès d’un monde capitaliste.
4. Pour ceux qui compare nos droits de scolarité à ceux des américains, on ne peut simplement pas les comparer. Le but est de trouver un pays avec lequel on peut faire des comparaisons. Le salaire aux États-unis n’est pas le même qu’ici, leur pays est en crise, on ne t’enlève pas la moitié de ton salaire en taxes et impôts, la situation économique n’est pas la même, ils payent plus cher pour leurs soins de santé et d’éducation. Résultat? Les États-Unis ont le pire taux d’accessibilité à l’université au monde.
4. Hausser les frais de scolarité de façon aussi démesurée, c’est faire le choix délibéré de limiter le nombre de jeunes à fréquenter nos universités. C’est contribuer à la baisse de notre taux de diplômés. C’est un geste totalement irresponsable. Fondamentalement, je ne crois pas que limiter les places dans les universités (aux plus riches) va amener plus d’étudiants à des niveaux d’éducations inférieurs. Nous voulons vivre dans un monde où les meilleurs programmes universitaires soient disponible aux gens les plus brillants, pas aux gens les plus riches.
5. Justifier la hausse des frais de scolarité par la bonification des prêts et bourses c’est idiot. L’éducation ne doit pas être une valeur marchande. C’est comme si le gouvernement disait aux étudiants: payer votre éducation de 5,000$ par années avec des prêts et nous vous enverrons un rabais postal par la poste. Pour les étudiants à faible revenu, augmenter leurs prêts c’est leur donner de plus en plus de responsabilité lorsqu’ils doivent se concentrer sur leurs études. À cet âge c’est rare d’avoir atteint un degré de maturité pour gérer ses finances personnelles. Souvent les dettes montent jusqu’à 20,000$ simplement pour le cégep! Comment ces jeunes peuvent ils faire des choix raisonnables pour l’Université? Ils sont confrontés à trop de dettes et ils doivent maintenant faire plusieurs choix; ça n’aide pas le problème du décrochage.
6. Je crois que nous observerons une diminution de l’achalandage à l’université. Pour que l’impact soit positif sur l’économie, il faudrait que la réaction stimule une augmentation d’étudiants aux techniques et aux études professionnelles. En fait, c’est ce que les membres du gouvernement veulent, c’est ça leur plan! Leurs intentions véritables sont cachés derrière leurs annonces: le gouvernement veut augmenter la valeur du diplôme québécois, du droit des étudiants aux meilleurs professeurs, aux meilleurs équipements. En réalité, soyons honnête, le contenu des programmes restera le même! Qu’est-ce que leur stratégie économique derrière ces hausses? Nous sommes une province manufacturière, ils veulent donc relancer le nombre de travailleurs dans la main d’œuvre. Le PLQ veut progressivement augmenter le nombre de travailleurs en construction, dans les industries et croître l’exploration des minières et accentuer leurs projets partisans. À mon avis, le choix d’apprendre un métier reste le même avec un D.E.P ou un D.E.C. Les statistiques sont là, il n’y a pas beaucoup de bâtisseurs, d’innovateurs et d’entrepreneurs créatifs dans les centres professionnels. Avec la mondialisation, d’un horizon international nous ne voulons surtout pas diminuer la recherche dans les nouveaux secteurs de développement économique. Rappelez vous du du 7,8% que le gouvernement offre pour la recherche; les subventions aux sciences humaines. Ce n’est pas suffisant pour faire face au futur! Nous devons continuellement développer le projet BALSAC, la Chaire de recherche du Canada sur la démocratie et la souveraineté, le Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR), le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), le Laboratoire d’expertise et de recherche en anthropologie rituelle et symbolique (LERARS), le Laboratoire de recherche et d’intervention en éthique (LARIEP), le Laboratoire d’expertise et de recherche en plein air (LERPA), le Groupe de recherche sur l’histoire (GRH), le laboratoire d’archéologie, le Laboratoire de télédétection aérienne et l’Alliance de recherche université - communauté monts Valin - monts Otish (ARUC). Hydro Québec annonçait en 2006 qu’ils voulaient se départir de l’île d’Anticosti. Ils voulaient se concentrer sur les énergies renouvelables. Suite à plusieurs recherches de leurs géologues et de leurs spécialistes ils nous ont fait croire que cette île ne recouvrait pas beaucoup de valeur minières. Pétrolia et Powercorp avec leurs spécialistes externes, suite à la vente et la contractualisation de la propriété, nous ont prouvé le contraire. On a vendu ça pour des feuilles mortes et une redevance prioritaire »secrète ». Jean Charest et le président Sabia ont souvent séjourné au manoir Powercorp, et nous leur avons vendu l’un des plus grands sous-sols minier du Québec, simple hasard?
Le droit à l’opinion
Faire de la politique, ce n’est pas seulement de se présenter aux élections ou aller voter. Nous sommes des citoyens libres dans un pays démocratique. Il faut aller dans la rue et exprimer publiquement notre point de vue et défendre nos idées. Depuis l’annonce du budget 2011 de Bachand où on annonçait une hausse progressiste de 75% des frais il n’y a eu beaucoup d’indifférence au sein des plus vieux, les baby-boomers devraient également exprimer leur point de vue, leur silence parle pour eux. La population est malheureusement incompréhensive et indifférente. J’oserais même avancer sans aucune théorie statistique sur le sujet, simplement avec une culture intuitive que la plus part des étudiants qui sont en faveur de la hausse des frais de scolarité se font eux même payer leur université par leurs parents. Le peuple oublie très vite lorsqu’il ne se sent pas impliqué! Maintenant qu’on lui a enlèvé sa liberté avec le trafic engendré par le blocage du Pont Jacques Cartier. Les citoyens sont en colère, les gens en parle. C’est le même comportement qu’on constate lorsqu’on fait de la vitesse excessive en voiture. On roule vite, on est indifférent aux conséquences tragiques. Jusqu’au jour où tu te fais arrêter par la police, tu reçois une contravention, tu te fais enlevé ta liberté et tu y penses deux fois avant d’accélérer sur la route. Il faut prendre le temps de comprendre pourquoi c’est dangereux d’aller trop vite. Ça fait un an que les étudiants prône des méthodes pacifiques et argumentaires pour dénoncer la hausse des frais de scolarité, aucune réaction, aucun changement. C’est normal que les étudiants utilisent des méthodes plus drastique.
Complètement hors sujet, pour ceux qui ce sont plaint du trafic engendré. Sachez qu’il y en aurait beaucoup moins de trafic si le gouvernement aurait bien fait ses devoir pour nos infrastructures, nos ponts et nos routes. Est-ce qu’il y aurait un manque d’ingénieurs au Québec, le gouvernement souhaite qu’il y en ai encore moins! Bref, une étude sérieuse en Californie dirigé par des actuaires et des statisticiens de UCLA nous informait que 1$ investit dans les routes et l’amélioration du trafic équivalait à 2$ qui retourne dans le développement économique. Deuxième parenthèse: on projette payé jusqu’à 5 milliards pour le pont Champlain de 3,4 km. À Pékin 800 millions pour un pont au même nombre de voies de 42 km! La main d’œuvre, les employés sont exploités vous me direz? Faites le calcul. Mais ça, c’est vraiment une autre histoire!
Pour revenir à ce qui nous concerne, la problématique au Québec c’est qu’il y a davantage de familles et de jeunes avec un faible revenu. Il y en a de plus en plus et il faut trouver des moyens pour les aider, il ne faut pas leur nuire. Certains d’entre eux désirent aller à l’université ‘‘sans manteau à 500$, sans iPhone.’’ Il ne faudrait pas que ces jeunes n’aillent pas à l’université simplement pour des raisons financières. Ces jeunes préfèrent travailler au salaire minimum ou parfois se tourner vers le crime. Cette décision ne devrait pas être aussi facile à prendre! Avec des efforts et un changement de mentalité, l’éducation pourrait même devenir une liberté accessible gratuitement à tous les êtres humains sur la planète. Il faut avouer que le modèle scandinave a fait ses preuves, vous ne trouvez pas ça génial que des enfants de chauffeurs de taxis et de boulangers peuvent maintenant devenir médecin et avocat? La motivation joue un grand rôle, vous me direz que la hausse des frais n’est pas le seul facteur. Lorsque nous offrons à ces gens plus démunis la possibilité de faire un choix facile; ils arrêtent leur processus d’éducation. Nous avons proportionnellement besoin de stimuler l’économie et d’envoyer le plus de gens possible à l’université, aux techniques et aux études professionnels. Comme au hockey, nous avons besoin de plusieurs joueurs au Québec pour avoir une équipe solide, des leaders, des compteurs et des plombiers.
Les parents et même le gouvernement ont un rôle d’encadrement. Ils doivent encadrer et donner des outils aux jeunes pour qu’ils prennent la bonne décision. Plus vieux, lorsqu’ils veulent retourner à l’école, il est souvent très tard dans leur processus d’apprentissage. Les individus qui ne s’éduquent pas au secondaire, au cégep et à l’université vivront une vie beaucoup plus difficile. Éventuellement, le risque que ces gens coûtent plus cher à l’État et aux contribuables est élevé, aussi cru que ça puisse paraître! Ils remplissent bien souvent nos prisons et nos hôpitaux. C’est connu, les gens les plus pauvres sont plus stressés, s’alimentent moins bien et son plus malades. C’est eux qu’il faut aider, c’est la majorité de notre population.
Effectivement, les pauvres deviennent de plus en plus pauvres au Québec, l’écart entre les provinces devient alarmant. Cette situation est le résultat d’un manque d’emploi en région flagrant, d’une augmentation du chômage et d’un système d’éducation vieux jeu. Il faut inciter l’innovation et le développement économique. Tout ça passe premièrement par la formation académique et l’accès à l’éducation. Je me répète, la solution à long terme n’est surtout pas de piger dans la poche des étudiants, il faut couper ailleurs et mieux gérer notre province. Il faut arrêter de nourrir nos ministères par des surtaxes et des frais additionnels, ce système d’autosuffisance est néfaste et n’est pas approprié pour l’éducation. Il ne faut pas nourrir la vache par son propre lait, elle s’empoisonnerait! Remettons en perspective que si on augmente les frais de scolarité, le nombre d’étudiants va diminuer. Le pire est à venir au Québec, il y aura une grande crise dans les prochaines années avec les baby-boomeurs qui vieillissent et les frais de santé qu’ils engendreront. Bientôt, il y aura moins de travailleurs et plus de gens âgés sur le RRQ. Comment remédier à la situation? Observons ce qui ce fait de mieux ailleurs. Dans quels domaines il y a eu le plus de création d’emploi et d’innovations? Inspirons nous des meilleurs projets. La technologie, l’environnement, les relations sociales, l’amélioration des infrastructures… Si nous n’agissons pas concrètement maintenant, le futur de nos enfants restera compromis.
LA SOLUTION À UN MEILLEUR SYSTÈME D’ÉDUCATION? BÂTIR POUR LE FUTUR !
Il faut absolument augmenter le pourcentage de la population sur les bancs d’écoles et ceux qui étudient à domicile (les personnes autodidactes encadrés). Nous devons également trouver des solutions pour réduire le nombre de décrocheurs. Il faut rendre l’éducation plus plaisante, ce n’est pas toujours amusant étudier, ce n’est pas un loisir, mais ça peut être plus motivant. C’est sur cette question là qu’il faut réfléchir et amener des idées. Il y a de magnifiques projets qui se font ailleurs, il faut en créer ici. Pour notre futur, c’est essentiel que l’éducation soit accessible pour tous à un prix abordable. Je crois personnellement d’un réalisme calculé que ça devrait être gratuit, mais pas maintenant ! Il ne faut pas surendetter et augmenter les impôts drastiquement pour sauver la peau des fesses de l’avenir. Je crois qu’il faut progressivement changer nos priorités vers un système plus accessible. Le gouvernement, lorsqu’il panique a trop souvent tendance à remédier à la situation à court terme en augmentant les prix, les impôts, les taxes.
On modernise les systèmes d’éducation partout ailleurs, qu’allons-nous faire lorsque nous aurons encore accumuler du retard sur les autres? Allons-nous laisser le gouvernement hausser les frais de scolarité, les taxes, les impôts pour faire du rattrapage et acheter des technologies de l’éducation qui viennent d’ailleurs? Devons-nous réformer notre système d’éducation une fois pour toute. À force de me répéter, la solution pour améliorer globalement notre économie passe par les étudiants et les futurs salariés. Il ne faut pas piger dans la poche de ceux et celles qui donneront beaucoup plus en retour à l’État par rapport à ce que l’État lui donnera. C’est connu, dans notre système, la classe moyenne paye pour les autres. Si tu augmentes le prix des pommes au Québec, le nombre de mangeurs de pommes va diminuer. Si tu augmentes les frais de scolarité au Québec, le nombre d’étudiants va diminuer. Si c’est le cas il faut au moins s’assurer que ces frais vont être utiles pour améliorer le système et réduire les coûts. La formule était solide et réputée partout dans le monde. Nous avons un taux de participation supérieur aux autres provinces justement parce que les frais n’étaient pas élevés.
Pour conclure, il est clair que l’augmentation des frais de scolarité aurait pour but de permettre à une élite d’être éduquée et aux gens plus pauvres de s’endetter pour aller à l’école. Il faut augmenter la part du gouvernement qui ne cesse de diminuer. Il faut collectivement implanter plus d’argent dans le budget pour inciter les jeunes à s’éduquer. Ayons confiance en l’avenir, ça nous reviendra en temps et lieu. Les résultats du futur ne se voient jamais à l’instant présent. Qui fera preuve d’initiative, qui prendra la bonne décision pour améliorer notre futur ? Quel premier ministre prendra cette décision au détriment de son budget à court terme? Quel premier ministre ne pensera pas à sa réélection, mais plutôt aux intérêts de nos petits enfants? Il y a des coûts et des sacrifices à faire par notre génération. Un jour nous mourrons tous, il faut améliorer le sort de nos prochains. Le bonheur des générations futures sera notre récompense. Sommes-nous réellement prêts à faire ces sacrifices pour le futur, ou continuerons-nous à fixer notre nombril ? Allons-nous encore une fois répéter les erreurs du passé?
Nous devons améliorer l’enseignement traditionnel, mais également développer les technologies, l’éducation libre, l’école virtuelle, la lecture encadrée sur le web. L’interaction éducative en ligne entre étudiants et enseignants, ça fait parti de notre avenir. Il est bien temps d’être visionnaire et pionnier comme dans certaines écoles norvégiennes et brésiliennes où l’étude est faites à la maison via des écoles en ligne avec leur professeur disponible sur le web. Les résultats sont impressionnants, ils peuvent étudier quand ils veulent, réviser la matière avec des vidéos explicatives beaucoup plus efficaces. Il ne faut pas négliger le contact entre personnes physiques, mais on pourrait équilibrer les méthodes. Allez visiter ce qui se fait en Californie en ce moment même. www.khanacademy.org est un organisme à but non lucratif qui développe l’éducation à travers le monde. À part quelques exceptions nos vieux enseignants et leurs monologue unidimensionnels n’intéresse plus les jeunes d’aujourd’hui. Nos établissements scolaires coûtent beaucoup trop cher.Il faut observer ce qui ce fait ailleurs, il faut innover sans atteindre notre culture et nos traditions. Les professeurs dans quelques écoles secondaires au Brésil font un suivi des lacunes des élèves, avec des programmes informatisés. C’est beaucoup plus efficace et précis que les bulletins; c’est génial! Pour plus d’informations sur les technologies de l’éducation, veuillez s’il-vous-plaît lire mon prochain article sur le www.jfhotte.com
Bien à vous,
Jean-François Hotte