Qui suis-je?

Photo by Manny Fortin

Défiler

Jean-François HotteJean-François Hotte, 31 ans, Gryffondor. (Je & J’ai). La plus longue auto-biographie que vous lirez.

Je commencerai en disant que je déteste parler de moi, de ma vie privé, mais face à la demande générale, depuis plusieurs années sur Facebook: «té ki toé?»

Je tenterai ici de répondre à cette question. Je me définis comme un être humain avec des idées. Un «dude» qui critique les gouvernements et les capitalistes. Je suis habité d’un besoin insatisfait de réfuter et débattre. J’ai grandi avec un père particulier, ancien militaire qui a fait carrière dans la Gendarmerie Royale du Canada. Il était garde du corps des politiciens et dignitaires, un homme pas comme les autres qui lisait beaucoup et qui réfutait tout. Je me rappelle encore, lorsque je m’assoyait à ses côtés, son journal à la main, il buvait son café McDonald’s sur le coin de la table, en traitant tout le monde de caves. «Richard Martineau, c’est un osti de cave». C’est ce qu’il avait dit. Enfin. Heureusement qu’il y a avait ma sainte mère pour s’occuper de nous. Je lui dois tout.

D’abord, je suis de ceux qui pensent que je ne sais rien. Je n’ai pas la vérité absolue, j’ai une profonde humilité face aux scientifiques et philosophes de cette planète, qui ont lu et qui en savent tellement plus que moi. Je suis ni médecin, ni scientifique. En essayant de faire preuve de rigueur, j’écris de l’opinion, de l’essai, un roman depuis plusieurs années et un récit. Je ne possède pas de diplôme universitaire, j’ai effectué cinq ou six années d’études post-secondaires, pour faire plaisir à ma mère, d’abord en sciences sociales, ensuite comme étudiant libre à l’Université du Québec à Montréal. Vivant avec un TDAH avec hyperactivité sévère et un trouble obsessionnel-compulsif, je ne suis pas fait pour les programmes d’éducation, je suis ce que certains appellent un «autodidacte» ou un «College Drop Out», ou comme disait Denyse, mon enseignante en deuxième année du primaire, un «monstre». 

Mon enfance

Comment jeune enfant, j’étais un rejet à l’école primaire, j’avais du mal à me faire aimer de mes camarades vu mes troubles de comportement. Je me suis donc réfugié dans quelque chose de bien simple: la lecture. J’adorais les livres et les jeux vidéos de rôle avec une histoire fantastique, j’aimais lire les histoires, toutes les histoires, c’était la partie que je préférais des RPG («Role Playing Games»). Mes jeux favoris étaient «Baldurs Gate», «Fallout», «Pokemon», «Zelda» et «Final Fantasy». C’est d’ailleurs comme ça que j’ai appris l’anglais par moi-même, en cinquième année. J’ai découvert, comme bien d’autres enfants, le Petit Prince, les livres de Jules Vernes, Moby Dick, les belles histoires vraies de Grollier et plus tard, évidemment, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux. Quand l’internet et les ordinateurs sont arrivés je trouvais que c’était la plus belle chose qui soit. Enfin, je pouvais lire sur plein de sujets sans me déplacer, jouer à des jeux vidéos en ligne, parler à des gens dans d’autres pays.

Il y a deux Jean-François Hotte: il y a celui qui arrive à dormir et établir sa routine, celui qui est calme, qui s’entraîne, dort bien. Et puis, il y a celui qui tombe dans l’alcool, qui souffre d’insomnie, qui est colérique et parfois impulsif. J’ai longtemps souffert de boulimie et de grandes prises de poids, ou de grandes pertes de poids. Mon système digestif en souffre beaucoup. Je vis dans les extrêmes, soit je prends hyper bien soin de moi ou bien je m’auto-détruis. Ça dépend des années. Pour moi, le confinement, c’est l’enfer, je suis incapable de fonctionner. Je suis hyperactif, mais j’ai également une hyper-sensibilité, je vois du beau dans tout, dans l’art, dans le sourire d’une femme, ça m’émeut de voir des gens s’aimer, je suis emphatique, j’aime les enfants, les animaux, j’adore la musique, je trouve ça beau la vie, je veux vivre le plus longtemps possible.

Durant toute ma jeunesse, absolument personne, sauf ma mère, n’a cru en moi. J’étais très différent des autres enfants. Parents séparés à un jeune âge, père troublé psychologiquement, violent, arrogant, narcissique, non-amoureux de ma mère, coureur de jupons, qui venait nous chercher une fin de semaine sur deux, moi et ma soeur, en nous emmenant à la Ronde ou aux glissades d’eau. J’ai eu un très mauvais exemple paternel, pour avoir beaucoup lu sur la psychoéducation, la psychologie pédiatrique, le béhaviorisme. En général, je comprends d’où je viens, je comprends mes troubles comportementaux, je sais qui je suis. J’ai suivi des thérapies comportementales lorsque j’étais plus jeune.

Parfois, papa, ben il venait nous chercher chez maman au mois. J’ai vécu l’abandon. Je comprenais pas. Mon père était tireur d’élite, ancien militaire, un homme discipliné, autoritaire. Il partait souvent en mission pendant les campagnes électorales fédérales. Si je n’avais pas vraiment de père dans ma perception d’enfant, c’était à cause des politiciens et des élections. À cause de son travail. À chaque élection, on m’enlevait mon père, puisqu’il travaillait beaucoup. Il a d’ailleurs dans ses fonctions skié avec Bill Clinton, côtoyé les Bush, la princesse de Monaco. Il fut chauffeur privé de Jean Chrétien, Brian Mulroney, et de sa femme, il fut le garde du corps de Gilles Duceppe, il a vécu la crise d’Oka, le sommet des Amériques, il a donné sa vie à son travail. Mon paternel, c’était pas un pied de céleri.

Les deux seuls traits de personnalité que je partage avec lui sont l’entêtement et trouver les gens cons. Mon père trouvait les gens cons, il était autodidacte, il a étudié en droit, commencé son service militaire à dix-sept ans et a eu un enfant au même âge. Il était passionné par la politique, il travaillait toujours, à s’en rendre malade. Il avait une forte libido et allait nous confier à ma grand-mère pour avoir des relations sexuelles avec des femmes au lieu de s’occuper de nous. Ses plaisirs sexuels passaient avant ses enfants.

Jocelyn Hotte, le tireur fou

Mon père a commis un meurtre lorsque j’avais douze ans et ça a complètement chamboulé ma vie. J’ai vécu beaucoup de souffrance et d’intimidation, mais je ne me sens pas du tout victime aujourd’hui. La pitié des autres me répugne, je me suis toujours battu, malgré la délinquance et les épreuves difficiles. Je suis aujourd’hui fier de la personne que je suis devenu, j’ai de la gratitude envers ma famille, ma mère, mes amis, mes proches. Je suis choyé d’avoir une aussi bonne famille, mais si vous vous voulez me connaître, parce que vous me demandez toujours «T’es ki toé?», bien je peux pas occulter ce moment de ma vie.

Pour une pauvre enseignante au primaire, j’étais ce qui se rapproche le plus d’un monstre. On m’a bourré de Ritalin de force pour mon TDAH. Les directeurs des écoles disaient à ma mère, soit que j’en prenais ou bien que je devais aller dans une école spécialisée. Ma mère, c’était sa plus grande peur, de m’envoyer dans une école spécialisée; pour les enfants comme moi. Dans ses mots elle m’avait dit «je voulais pas que le monde te prenne pour un mongol, que les enfants t’écœurent encore plus». La médication a provoqué de l’insomnie, de la nervosité et de l’anxiété infantile. Ma mère, je l’adore. C’est la bonté sur terre, mais elle n’avait pas d’autre solution ou ressource et quand mon père a commis ce meurtre, lorsque j’avais douze ans, nous n’avions plus beaucoup d’argent. J’ai vécu avec mon frère et ma sœur et ma mère qui allait vendre des légumes le jour et  qui travaillait aussi le soir. Je ne connaissais rien d’autre que de me débrouiller tout seul.

J’ai donc eu un retard de croissance et une puberté un peu tardive causés par la médication. Imaginez-moi un peu, j’étais un petit maigre, avec peu d’appétit, avec des tics nerveux, du strabisme (œil croche) avec des grosses lunettes. Je suis l’un des seuls enfants qui s’est fait mettre dehors d’une école primaire à Longueuil pour avoir embarré mes confrères et consœurs de classe, avec insérant des tiges de métal dans le mécanisme de la porte à environ sept ans. Les pompiers sont venus enlever la porte. Je mettais de la colle sur la chaise de mon enseignante, je me battais, je me défendais, j’étais constamment ciblé, on me lançait des balles de neige, on a cassé mes lunettes, on a volé mon vélo, deux fois, je recevais des coups sur le nez, les filles ne s’intéressaient pas à moi, j’étais timide, laid. J’ai développé un tic nerveux avec ma manche de chandail, je me frottais les lèvres, le visage, j’avais tout le bord des lèvres rougeâtres et je mettais un médicament blanc pour soulager mes douleurs; les jeunes disaient que c’était du sperme et que j’étais gay. Je détestais l’école à en mourir, d’ailleurs, je fuguais toujours, je m’enfuyais toujours, surtout lorsqu’ils voulaient me vacciner. J’avais, à un jeune âge, une peur bleue des vaccins et aujourd’hui, ça me fait rire grandement avec le COVID-19.

Image may contain: 1 person, eyeglassesLorsque j’ai arrêté ma médication, je suis devenu obèse, juste à temps pour le secondaire! J’étais très nerveux et je mangeais mes émotions, j’avais un trouble alimentaire. Les jeunes m’écœuraient encore beaucoup. Donc, je me suis tourné vers l’informatique: je démontais mon ordinateur, en changeais les composantes. Je me suis d’ailleurs électrocuté jusque dans la nuque en oubliant de fermer le courant lorsque j’ai enlevé la carte mère à deux mains! Je le sens encore. Afin de gagner absolument dans les jeux vidéos, j’utilisais des logiciels pour tricher et lorsque je suis tombé en amour pour la première fois au secondaire 1, afin de savoir si elle avait un petit chum, j’ai «hacké» son MSN et son email, en lui posant ses questions secrètes lorsque je la voyais à l’école, du genre: «Ha ouais, tu as un chien? C’est quoi le nom de ton chien?»

Image may contain: 1 person, eyeglasses and closeupJ’ai dormi pendant tout mon secondaire. Hyperactif, je jouais à des jeux vidéos le soir pendant des heures ou je lisais des articles en science sur internet, donc le lendemain matin, j’étais trop fatigué et je m’endormais sur mon pupitre. Mes professeurs m’envoyaient continuellement en suspension, j’ai copié l’agenda de mon école secondaire plus que quiconque au monde. Mes directeurs disaient que j’échouerais mes classes, mais trop orgueilleux, je m’assurais de lire sur les sujets qu’on apprenait en classe, je possède le record d’absentéisme du Collège Charles LeMoyne en secondaire 2, le ministère de l’Éducation du Québec voulait me faire doubler vu que je n’avais pas assez de crédits de présences, mais puisque j’ai passé tous mes cours, ils ont fait une exception.

J’étais ce genre de jeune un peu précoce. Avec un autre de mes amis en secondaire 1, on a hacké le système informatique de notre école secondaire, et j’ai eu accès à des examens, des résultats scolaires, on «by-passait» les systèmes de sécurité, on regardait du porno, on passait les «firewalls» dans la classe d’informatique et on entrait dans les comptes des élèves qui nous écœuraient.

Mes professeurs savent même pas à ce jour tout ce que j’ai pu bien faire au secondaire. Vous vouliez me faire copier votre esti d’agenda? Au secondaire d’ailleurs, on volait les questions d’examen, avant qu’ils changent leurs méthodes.

J’aurais espéré qu’au secondaire ce soit la bonne période. Mais non! On m’intimidait, on me battait; les plus grands dans le bus m’écœuraient. Donc j’ai dû malheureusement utiliser la loi du plus fort, et j’ai commencé à riposter. La loi de la  jungle, pour que ça arrête. Je suis devenu méchant et tannant avec les plus faibles. J’ai toujours eu du mal à faire confiance aux autres. J’ai d’ailleurs toujours du mal à faire confiance à certaines personnes, à la société, aux politiciens.

J’ai développé des mécanismes de défense. J’ai un instinct de survie développé, je suis craintif, toujours sur mes gardes. Je souffre d’une multi-potentialité, lorsque je m’intéresse à un sujet, je tente par tous les moyens de le comprendre, je suis incapable d’écouter un discours ennuyant dans une classe, ou écouter un film divertissant, je déteste les films d’action sans substance. Si je n’apprends pas, ça ne m’intéresse pas; si je ne pleure pas, si je ne suis pas touché intellectuellement ou émotionnellement, ça ne m’intéresse pas. J’ai horreur de quelqu’un qui parle pendant trop longtemps, j’ai horreur des conversations vides dans les chambres d’hockey. J’ai d’ailleurs horreur des discours de Justin Trudeau et de nos politiciens. Et oui, je suis un peu imbu de moi, je suis devenu quelque peu narcissique pour me protéger, qui celui qui n’a pas confiance en lui, me lance la première pierre.

Mes voyages

C’est hyper kitsch, mais je me définis aussi comme un citoyen du monde, j’adore voyager et ça m’a amené dans environ trente pays jusqu’à maintenant. J’adore apprendre sur les cultures du monde, sur les autres façons de vivre ensemble. C’était écrit sur ma bio Tinder avant, j’en suis fier, ça représente beaucoup qui je suis. J’ai passé ma vie adulte à voyager, quelques mois en Asie, en Chine, en Thaïlande, en Indonésie, j’ai habité au Moyen-Orient, aux Émirats, j’ai visité le Liban, en plein conflit politique armé, c’était débile. J’ai vu de mes yeux la montée d’Erdogan en Turquie, deux fois, pendant un mois, j’ai marché dans les rues du monde, je cohabite avec les plus fous, j’ai dormi chez les gens, sur «Couch Surfing». J’ai traversé le Canada en Van, je me suis tapé l’Europe en train, j’ai lu pour mieux écrire et j’ai bu pour dormir, j’ai chanté dans le fond des pubs, un peu partout. J’ai erré, comme nos politiciens, au Portugal, au Pérou. Je suis tombé en amour en Espagne, en Amérique du Sud, j’aime le monde, le vrai. Un voyage qui m’a marqué comme journaliste indépendant, c’est le grand discours de Puigedemont à Barcelone pendant le référendum, j’ai marché avec les Catalans. J’ai interviewé un membre du front national, pendant la crise des migrants dans le sud de la France, j’ai visité les camps de réfugiés politiques à Paris. J’ai rencontré et bu avec les membres du Pirate Party en Islande. J’ai marché de Bayonne jusqu’à Bilbao, sur le chemin de Compostelle, à travers les Pyrénées, je me suis arrêté pour manger des huîtres avec des pêcheurs et je suis tombé en amour avec la serveuse. Le El Salvador me manque, Cuba, le Maroc, l’Italie, les anarchistes d’Athènes et mon ex-copine de Puerto Rico que j’ai rencontrée après l’Ouragan Maria. J’ai mangé à la table de gens inconnus, j’ai fréquenté des femmes de plein de pays, je suis tombé en amour aussi, le vrai, celui qui dure trois mois, j’ai vécu, pour ne pas mourir, dans le plus profond de mes tripes. J’ai «trippé» beaucoup à Lisbonne, à Ibiza et en Thaïlande, j’ai consommé, j’ai lu. Je suis humain. Enfin. J’adore la vie. Parfois. Pas tout le temps.

Non, je suis pas scientifique; non, je n’ai pas de diplôme. J’aime lire.

J’ai une grande passion pour la philosophie, la lecture, la politique, les phénomènes sociaux, l’environnement, les montagnes, la culture ou la macroéconomie, que j’étudie depuis maintenant treize ans, encore une fois, de manière autodidacte. Je suis un critique de la mondialisation, des banques et des multinationales. Je déteste l’injustice. J’ai notamment étudié ou suivi religieusement l’oeuvre d’Albert Camus, il m’a beaucoup influencé, même chose pour Gabriel Garcia Marquez, Pierre Falardeau, Michel Chartrand, Réjean Ducharme, George Orwell, Étienne de la Boétie, Socrate, Nietzsche, Descartes, Baudelaire, Charles Bukowski, Hemingway, Dostoïevski, Tolstoï, Jean-Paul et Simone, Nassim Nicholas Taleb, Andreas Antonopoulos, Yuval Noah Harari, Thomas Piketty, Dale Carnegie. J’écoute quotidiennement la poésie de Georges Brassens, Patrick Watson, Chopin. Sinon j’aime la musique vibrante, musique expérimentale, deep, du soul, house, électro, un peu de tout. Côté science, j’ai lu Hawkins, Sagan, Darwin, Wilkinson et Robert Sapolsky, pour ne nommer qu’eux. Enfin. Ce sont mes inspirations.

Ces lectures m’amène à cette réflexion: si tu lances une roche dans les airs, il y a fort à parier que cette roche retombera sur Terre et te frappe directement dans la gueule. L’écologie et la sauvegarde est animaux, de notre bio-diversité est très importante pour moi. Détruire la planète, c’est notre mort collective.

Comme travail, j’écris et c’est pas très payant. Alors, j’analyse aussi le risque, les marchés financiers, j’ai lancé trois entreprises depuis mes 18 ans, j’étais consultant un certain temps en 2017, au Moyen Orient pour une firme en finance; ma passion dans la vie, c’est faire des projections et essayer de comprendre où s’en va l’économie et la société en général.

Mes écrits jusqu’à présent sont dans le Journal Métro, Le Devoir, ici sur ce blogue, dans des quotidiens régionaux au Québec ou en France, comme le Reporterre.

Bref, je ne me prends pas pour quelqu’un d’autre, j’ai simplement aucun intérêt pour certaines choses, je déteste les influenceurs à la con, certaines modes populaires, je lis du matin au soir, mon cerveau est toujours ailleurs. Ces temps-ci, j’utilise mon temps pour méditer, je lis sur la spiritualité et la psychologie, le bien-être, j’expérimente beaucoup, la simplicité volontaire, les astres, les plantes et je travaille sur ma paix intérieure. Dans les deux dernières années, j’ai perdu une très bonne amie, décédée des suites d’une maladie cardiaque, j’ai perdu ma grand-mère que j’aimais beaucoup, et mon ex-copine a fait une tentative de suicide, chez moi, elle a passé 2 jours dans le coma. C’est à ce moment que j’ai décidé de prendre ma vie en main et construire mon futur autour de l’empathie et de la compassion. Mon petit rêve, m’acheter une terre agricole et bâtir une petite fermette. Mon deuxième petit rêve. Acheter une immense terre pour faire de l’éco-tourisme, une petite communauté d’artistes, penseurs, des cabanes en bois, un lac, des arbres. Ha oui. J’oubliais. L’amour. Les filles. Ça aussi ça a fait beaucoup partie de ma vie. Mais pour ça, il faudra lire mon roman. Voilà. C’est un peu qui je suis. 

Fin.