Fort McMurray, la plus belle ville du monde.

(La suite…)

J’ai quitté la maison de Maurice aux petites heures du matin avec un sac de vidange rempli de vêtements, mon ordinateur fabriqué avec du pétrole et quelques bouquins.

Pendant que les gens faisaient la fête dans les bars du centre-ville et au « Boomtown Casino », moi je travaillais de nuit à la mine. Lire la suite Fort McMurray, la plus belle ville du monde.

Fort McMurray, le trou du cul du monde.

Je m’excuse à l’avance, il est possible que la poussière ne soit pas encore retombée.

Avant de lire ces quelques lignes, il faut mettre de coté la sensibilité et la compassion pour les gens qui ont perdu leur maison. Sans coeur, aussi immonde que ça puisse paraître, il faut faire abstraction de ces vies chamboulées. Il y a parfois des événements ironiques dans la vie. Des situations qui nous permettent de penser autrement, en perspective, à quelque chose de plus grand. Lire la suite Fort McMurray, le trou du cul du monde.

Élection de Justin Trudeau, encore des miettes pour le Québec?

Félicitations pour votre élection et votre campagne.

La démocratie a parlé et le message est clair, les Canadiens veulent du changement.

Est-ce un vote de confiance? Un vote contre Stephen Harper? Lire la suite Élection de Justin Trudeau, encore des miettes pour le Québec?

Encore le niqab? Piètre travail des médias québécois.

Vendredi, 25 Septembre 2015

Le Grand Débat Des Chefs? Je n’ai rien vu de grand dans le débat d’hier.

J’ai vraiment honte des médias québécois et des politiciens sur la scène fédérale qui s’acharnent à mettre de l’avant le faux-enjeu du niqab. Lire la suite Encore le niqab? Piètre travail des médias québécois.

Chute des marchés boursiers, encore et toujours le bon temps pour acheter?

Mercredi, 26 Août 2015

Il n’y avait pas eu de correction des marchés boursiers américains depuis 6 ans, près de 215% de hausse depuis le creux de 2009.

Et tout à coup, 2.1 trillions de dollars évaporés en 6 jours. Près de 13%. Le SP500 est passé de $2,100 à $1,867$ en un temps record.

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Un étudiant de Montréal emprisonné pour des contraventions impayées?

Le 22 mars 2015, John Oliver et son équipe de l’émission Last Week Tonight ont fait un excellent travail de recherche pour démontrer à quel point la réglementation municipale est néfaste pour la vie des citoyens, le marché de l’emploi et le taux d’incarcération aux États-Unis.

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Baisse du taux directeur de 0.25%. Dangereux?

Attention, ne vous réjouissez pas trop vite si le taux directeur est aussi bas.

Suite à l’annonce sur le taux directeur, plusieurs personnes s’exclamaient sur les réseaux sociaux qu’ils avaient des taux hypothécaires variables!

« Excellente nouvelle pour ceux qui ont des taux variables, je paye moins d’intérêt sur ma maison! ».

« Tellement heureux d’avoir un taux variable ».

« Le marché de l’immobilier ne crashera jamais, le taux directeur est bas! ».

« Si le taux d’intérêt monte, les gens ne pourront pas payer leur hypothèque, bonne nouvelle ».

Pas si vite fin renard…

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Le Choc Démographique du Québec.

Scandale: la cigogne touche de l’assurance-emploi!

En 1971, il y avait 7,8 travailleurs pour chaque québécois de 65 ans et plus. En 2010, cette proportion était de 4 travailleurs pour 1 retraité, et en 2030, on comptera uniquement 1,9 travailleurs pour un retraité. C’est ce qui ressort d’un rapport publié en septembre 2011 par la Commission nationale sur la participation au marché du travail des travailleuses et travailleurs expérimentés de 55 ans et plus, pour le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Cette constatation est alarmante. Concrètement, il n’y a pas de baby-boom à l’horizon, la situation ce détériora davantage. Il n’y a pas d’indicateurs géopolitiques ou sociaux qui vont en contresens. Très bientôt, il n’y aura pas assez de travailleurs pour combler le nombre important de retraités. En d’autres mots, il n’y aura pas assez de collecte en impôts pour financer le système public. Ce sera presque impossible d’arriver à financer les besoins grandissants en matière de santé; dont les soins pour nos ainés. Je dis presque, puisqu’on ne sait jamais ce que le futur nous réserve. L’administration publique devra faire des choix cruels, il faudra choisir entre la jeunesse et la vieillesse. Lorsqu’il n’y aura presque plus d’argent dans les coffres, le gouvernement ne pourra pas financer les universités et les garderies en même temps que le système de santé et les soins spécialisés pour nos aînés. Des choix cruels devront être faits.

Nous allons frapper un immense mur démographique au Québec, plus rapidement qu’on pourrait le croire. Quelles sont les causes de ce désastre? Voici quelques exemple: d’un point de vu strictement démographique, l’évolution du féminisme a ralentit le taux de naissance partout en Occident. Aujourd’hui, les femmes sont sur le marché du travail, font de longues études et il y a une augmentation du célibat. Strictement démographique. C’est une donnée à ne pas négliger. Le taux de natalité a considérablement diminué. Vous pouvez vous rasseoir madame Carbonneau, madame Françoise David, je ne souffre pas de misogynie, ce n’est que de la démographie. Jadis, nos ambitions étaient de fonder de grandes familles et de subvenir aux besoins de celles-ci. Désormais, nos besoins superficiels ne cessent de grandir. Le progrès, le carriérisme, le néolibéralisme, l’américanisation et le pro-capitalisme ont changés la mentalité des humains. L’invention et la popularisation des méthodes contraceptives ont aussi eu un impact important sur notre démographie.

La superficie du Québec est d’environ 1 667 926 km2 pour 8 millions d’habitants. Comparativement, la superficie de la Belgique est d’environ 30 513 km2 pour 11 millions d’habitants. La population québécoise se retrouve parmi les plus vieilles avec le Japon et l’Italie. À qui la faute? Au gouvernement, aux méchants libéraux, aux péquistes, aux générations précédentes? Non, à nous simplement, c’est le courant naturel de l’histoire. Le gouvernement, les lois et le système influence la démographie, mais au Québec ce n’est pas un facteur important. Nous ne sommes pas en Chine, là où les naissances sont réglementées. Nous ne faisons plus d’enfants, c’est principalement ce qui a créé ce déséquilibre entre les générations.

Un casse-tête financier à l’horizon.

Le parti Québécois avait promi l’équilibre budgétaire, il n’y parviendra pas. Il y avait des fantomes dans le coffres-forts, ceux des les libéraux. Le ministre Marceau fait face à d’énormes défis. Malheureusement, nous vivons avec des gouvernements qui changent au 5-10 ans, qui gère les finances En 2013, 1 Québécois sur 2, touche le Supplément de revenu garanti. LE  »SRG » est un excédent versé si le revenu annuel des 65 ans et plus ne dépasse pas 16 368$. En d’autres mots, un retraité sur deux fait moins de 16 368$ annuellement. C’est la RRQ, ce sont les contribuables qui versent cet excédent. Nous pouvons parler d’extrême pauvreté pour nos ainés, ceux qui sont souvent abandonnés. À qui l’enrichissement de cet appauvrissement? Évidemment cet argent, avec le temps, enrichit le privé, par exemple la santé, le pharmaceutique et les habitations pour ainés. La nouvelle mine d’or du Québec, le véritable Plan Nord du Québec: l’entrepreunariat spécialisé pour les ainés.

Le célèbre économiste Claude Castonguay propose, depuis longtemps, de permettre « à chaque personne de travailler plus longtemps si elle en est capable et en éprouve l’envie ». C’est ce qu’il mentionnait aujourd’hui sur les ondes de Radio-Canada. Monsieur Castonguay s’inquiète des conséquences du vieillissement de la population sur les coffres de l’État. C’est conséquent avec les plans fédéraux qui sont sortient en 2013.

Dans une étude menée pour le Centre inter-universitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), intitulée La longévité, une richesse, il estime que le Québec est confronté à « un choc démographique majeur ».

Vous trouvez que c’est alarmant? Lisez ce qui suit:

Plus la demande pour le  »SRG » augmente, plus la cotisation au RRQ est élevée. Ainsi, les jeunes travailleurs doivent contribuer davantage pour la retraite. Rien n’annonce que la situation s’améliorera. Que restera-t-il de ces cotisations en 2060? Nous payons plus en taxes et impôts que nos prédécesseurs. Le coût de la vie et l’inflation est proportionnellement plus élevé. Nos magiciens de la finance s’exclament: battre l’inflation de 2%, voilà la solution à toute la noirceur du capitalisme. La dette totale du Québec a atteint la somme de 218,6 milliards $, si la situation persiste, certains chercheurs avancent qu’elle touchera la somme de 260 milliards en 2020. Pour une population de 8,000 000 millions d’habitants, c’est très inquiétant. À ce rythme, un enfant dans le ventre de sa mère aura bientôt une dette de 35,000$ avant même de voir le jour.

Selon une étude de la firme de consultation McKinsey & Company, en 2012 25% des retraités vont manquer d’argent à la retraite pour maintenir un rythme de vit  »acceptable ». Encore une fois avec les années le % augmentera.

Des miettes publics pour les générations futures.

Suite au nouveau budget canadien de Flaherty, l’âge pour prendre sa retraite passe à 67 ans. Tout pour rassurer les travailleurs-esclaves du futur. La situation économique se détériore, mais les politiciens et les ministres sont de plus en plus rassurants. Où s’en va l’économie du Québec? Rassurez-vous petit peuple! Tout va bien, tout va bien, je vous en prie, restez chez vous, retournez au travail! Ne sortez pas dans les rues, continuez de piler sur la tête des étudiants et des indignés. Il reste suffisamment de profit pour enrichir les corporations pendant quelques années.

Selon le contexte financier et démographique, le gouvernement se réserve le droit de modifier les règles du jeu. Quelle sera l’imposition demandée et quelle sera la réglementation pour retirer vos  »fameux » REER? Quel sera le rendement de ces fonds à travers le temps? La population joue à la bourse avec sa retraite; en répétant les erreurs du passé. Aucune garantie sur leurs vieux jours, un roulement de dés sur le dos de la prospérité. Rappelons nous ce qui est arrivé avec la Caisse de dépôt, 40 milliards flouées/volées sous la gouvernance du parti libéral du Québec. Rappelons nous ce qui est arrivé aux États-Unis avec le plan de retraite 401(k) et la crise financière, les retraités n’ont plus rien; on les croyaient invincibles! Les travailleurs de la fonction publique syndiqués se sentent aussi invincibles au Québec, mais il n’y a rien de garantie. Il faut ralentir notre rythme de vie, économiser et épargner dans de meilleurs véhicules d’investissements. C’est maintenant qu’il faut sacrifier pour nos vieux jours.

Le fameux choc intergénérationnel.

Sur une note plus personnelle, je lance un message à la population plus âgée. Sages hommes et sages femmes, gens d’expérience, détenteurs du savoir absolu et de la vérité! Je m’adresse à ceux qui disent souvent:  »N’oublie pas le jeune, j’ai de l’expérience, j’ai 60 ans et j’ai vécu toute ça avant toi »  Certes, je vous le concède, vous avez de l’expérience, mais vous avez vécu dans une période économique et démographique beaucoup plus facile. Oui, vous avez buché, vous avez travaillé très fort! Mais, vous avez quand même vécu à une autre époque où il était beaucoup plus facile de s’enrichir. La croissance du prix de vos propriétés, la période des bâtisseurs du Québec, l’abondance de ressources, l’accès à une alimentation non-monopolisée beaucoup moins couteuse, un rapport loyer/salaire inférieur. L’homme le plus travaillant pouvait s’enrichir facilement. Ce que je veux dire c’est: vos plus brillants avaient beaucoup plus de facilité à s’enrichir comparativement à nos plus brillants. Ne sautez pas sur vos grands chevaux! Vous avez vécu dans une période économique d’aisance, avec des surplus budgétaires, des syndicats solides et des retraites garanties. Je lance également un message à la génération plus jeune. Nous aurions profité de la même situation économique, nous aurions fait exactement la même chose dans ces conditions. Ce n’est pas la faute des aînés, il faut se regarder le nombril.

Notre génération ne reverra pas ce genre de condition économique bientôt. Si vous pensez que vous avez buché, attendez de voir comment les jeunes vont bucher dans 20 ans! Nous ne pouvons pas renier les statistiques et les faits. Il faut y penser deux fois avant de piler sur la tête des étudiants et de la jeunesse du Québec. L’avenir ne sera pas de tout repos pour eux. S’il y a bien une façon de se sortir de cette crise, c’est évidemment en supportant la jeunesse au moment où elle en a le plus besoin. Ça va nous prendre des innovations révolutionnaires et des changements sociaux majeurs pour nous sortir de ce gouffre financier. Hausser les droits de scolarité n’améliorera en rien la situation, le Québec a besoin d’un nouveau souffle. Merci à ceux qui pensent à nous.

Obama requested $3.1 billion in Military Financing for Israel in 2013.


November 14 2012.

Israel has staged more than 100 air strikes on Gaza, since the killing of Hamas military commander Ahmed al-Jabari. These attacks were in a residential sector. Many children and innocents are dying as you read those lines.

The answer from Gaza/Hamas: Israel has opened the gates of Hell. This war will continue.

Let’s look at the numbers.

Since 1970, 126 Israeli children have been killed by Palestinians and 1,504 Palestinian children have been killed by Israeli.

0 Israeli homes have been demolished by Palestinians and 24,813 Palestinian homes have been demolished by Israel since 1967. * Source: The UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs

According to  » U.S. Foreign Aid to Israel,” written by Jeremy M. Sharp, Specialist in Middle Eastern Affairs. In 2012, American’s military budget gave 3.1 billion in foreign military financing to Israel. Total direct U.S. aid to Israel amounts to well over $140 billion in 2003 dollars.
Source: US military aid to Israel during Fiscal Year 2012 is the Congressional Research Service’s “U.S. Foreign Aid to Israel.”

Why so much money? Washington’s response:

-Palestine wants to get rid of Israel, so we provide them the help they need. – George W. Bush

Evidently, when we look at the facts and statistics, we see who is killing who. Since year 2000, around 1000 Israeli died (majority of soldiers) and 6,700 Palestinians died (majority of civilians).

– « We want to protect Israel from Iran, nuclear attacks and Palestine allies ». – Barack Obama

Obviously, since 1970, these nuclear attacks never happened.

It’s clear, Washington continues to send troops in Middle East to control this region. Many specialists thinks that Washington continues to finance Israel so they maintain a strategic military position. After destroying Iraq and Afghanistan, now Washington wants to attack Iran.

Obviously, this so-called War on Terror in Middle East is very profitable (Oil and resources). United States of America are doing a lot of business with Saudi Arabia.

Let’s look at the answers Washington gave to justify the deaths of 132,000 civilians from 10 years of war in Iraq and Afghanistan. According to a study by Brown university: that’s a conservative estimate.

George W. Bush: « We will make no distinction between the terrorists who committed these acts and those who harbor them. You are with us or against us. Even though I walk through the valley of the shadow of death, I fear no evil for you are with me. »

As we all know, in 2001, 19 terrorists hi-jacked two planes and redirected them in the Twin Towers. Around 3,000 innocents died. Al-Qaeda and Bin Laden cited U.S. support of Israel, the presence of U.S. troops in Saudi Arabia, and sanctions against Iraq as motives for the attacks. A group of terrorist from different countries attack New York making 3,000 victims. But, Bush and USA destroys Iraq and Afghanistan killing 132,000 civilians. Blood to justify blood.

“Since the October War in 1973, Washington has provided Israel with a level of support dwarfing the amounts provided to any other state. It has been the largest annual recipient of direct U.S. economic and military assistance since 1976 and the largest total recipient since World War ll. Total direct U.S. aid to Israel amounts to well over $140 billion in 2003 dollars.  According to this report, the Obama Administration requested $3.1 billion in Foreign Military Financing (FMF) for Israel for the fiscal year 2013.

Terrorists attacks and war tensions will not end until United States stop financing this war in Middle East.

November 14, 2012. Children killed after Israel attacks.

Hausse d’impôts des riches : l’idéal socialiste ? Ha oui, vraiment

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Hausse d’impôts des riches. L’idéal socialiste? Ha oui, vraiment?

Il n’y a pas si longtemps, les libéraux et les caquistes utilisaient constamment cet argument démagogique: «les étudiants québécois sont ceux qui déboursent le moins pour étudier en Amérique du Nord. Ils doivent faire leur juste part. Il faut ajuster les frais de scolarité à la moyenne nord-américaine, c’est logique, ça va de soit». – Jean Charest et François Legault.

Maintenant, nous savons que: «les riches québécois (130,000$ individuel) sont ceux qui payent le moins d’impôts en Amérique du Nord». Mais, les partis de l’opposition s’opposent à une hausse de leurs impôts. Deux poids deux mesures. L’argument précédent, celui de la moyenne nord-américaine ne tient plus? Ne faudrait-il donc pas aussi équilibrer et ajuster l’imposition à la moyenne nord-américaine pour les riches? La CAQ et le PLQ utilisent la démagogie quand ça fait leur affaire, en voilà encore une preuve.

Rappelons les faits. Le Parti québécois a annoncé qu’il va augmenter l’impôt sur le revenu imposable dépassant les 130 000$. Il augmentera aussi les gains en capital et les revenus de dividende. Pour ce qui est des gains en capital, le PQ veut hausser de 50 à 75% la portion imposable. Et au sujet des revenus de dividende, il entend couper de moitié le crédit d’impôt accordé. Est-ce qu’il faut véritablement s’alarmer comme sous-entend l’opposition?

Je ne crois pas. Économiquement, cela aura un petit impact sur la condition des plus riches. Oui, si on augmente leur impôt, ils seront inévitablement un peu moins riches! Au lieu de faire 158,000$, il feront 155,000$. Au lieu de consommer 90,000$ par année en biens luxueux et en dépenses secondaires, ils dépenseront 87,000$. C’est leur droit, c’est leur argent promptement mérité. Mais, est-ce que ça l’aura véritablement un impact important sur notre économie québécoise et le reste de la population?

Les partis de l’opposition et certains de leurs journalistes coqueluches proclament que ça va créer de l’incertitude et que les entrepreneurs vont quitter pour le Nunavut et le Bangladesh. Il est arrivé la même chose aux États-Unis lorsque le président Obama a voulu restructurer le système bancaire et l’imposition des plus riches la  »Warren Buffet Rule ». Partout dans le monde, les gouvernements réétudient les vieux modèles fiscaux. Alors si on augmente l’impôt des plus riches en Ontario, aux États-Unis et ailleurs; où déménageront les entreprises québécoises? Encore une fois, les partis de droite au service des entreprises et de leurs amis utilisent la même technique pour apeurer la population et satisfaire leurs intérêts.

Sachant que bien souvent la plupart des dépenses des riches sont superficielles et luxueuses: restauration, hôtellerie, voitures de luxes, Apple, Dolce & Gabbana, Rolex, Hilton, etc. À la source, c’est connu les ultras-riches enrichissent les corporations étrangères. Oui, s’ils dépensent beaucoup ça l’encourage la production et l’économie du Québec. Mais, pouvons-nous analyser les chiffres en détail? Quel effet ça pourrait avoir si on prenait un minuscule pourcentage de leur fortune pour alléger la classe moyenne, la grande majorité de la population. Effet positif ou négatif?  N’est-ce pas plus intelligent de donner un plus grand pouvoir d’achat à la classe moyenne?  N’est-ce pas plus intelligent de réduire l’écart entre les riches et les pauvres? N’est-ce pas plus intelligent de donner plus de facilité à classe moyenne par l’entremise de la santé et de l’éducation pour la rendre plus riche? Une classe moyenne avec un plus gros pouvoir d’achat pourrait davantage investir et consommer en masse dans l’économie du Québec. Sous-poudré de protectionnisme et de rêve, nous pourrions même devenir un peuple qui achète des produits du Québec!

Certainement, lorsque les riches dépensent de l’argent ça stimule l’économie; par la taxation sur la consommation. Mais au delà de ça, qui est-ce que ça stimule réellement? La réponse: une économie à eux, des échanges d’argents entre eux, leur petit monde bourgeois tricoté pour à eux. Une économie secondaire, parallèle à la nôtre. Bien souvent au grand profit de corporations étrangères. Quand la classe moyenne possède un plus grand pouvoir d’achat et non seulement les riches; c’est tout le Québec qui en profite. L’effet serait très positif, plus de PME seraient créés, moins de chômeurs au bord du gouffre. Lorsqu’on augmente l’impôt des riches  »de manière intelligente », je doute qu’il faut avoir peur pour nos marchands et entrepreneurs locaux. Le boulanger du coin va continuer de vendre son pain. Le franchisé McDonald’s de St-Sauveur ne fermera pas son usine à hamburger. Au Québec, une hausse des impôts pour les riches de façon équitable et un réajustement des paliers d’imposition n’auraient que pour but d’améliorer l’équilibre budgétaire et le climat social. De plus, le Québec n’arrête pas de s’appauvrir et de s’endetter, alors pourquoi ne pas essayer une autre méthode? Les statistiques sont là, les riches québécois sont les mieux  »encouragés » par leur gouvernement.

À 130 000$ de revenu individuel «imposable», oui on est riche

L’impôt additionnel au Québec s’applique seulement à partir d’un revenu fiscal imposable déclaré de 130 000$ l’an, ce qui veut dire dans bien des cas un revenu brut de 200 000$, auquel le contribuable peut déduire un paquet de déductions (REER, actions accréditives, REEE, fractionnement du revenu, incorporation, Céli, paradis fiscaux, fiducies familiales, stock options, etc.). En fait, le véritable revenu économique est beaucoup plus élevé que le revenu fiscal que le contribuable «déclare» volontairement au fisc. Voir l’article du légendaire Léo-Paul Lauzon sur le sujet: http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/les-lamentations-des-riches-et-leurs-pleureuses/?fb_action_ids=4063404500866&fb_action_types=og.likes&fb_ref=.UGOoSV4-V9Y.like&fb_source=other_multiline&action_object_map={%224063404500866%22%3A469950736360654}&action_type_map={%224063404500866%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map={%224063404500866%22%3A%22.UGOoSV4-V9Y.like%22}

La démagogie et la rhétorique de François Legault et de Jean-Marc Fournier de l’opposition.

Il ne faut pas succomber au lobby  »pro-consomption », pro-capitaliste, au marché corporatif étranger, cette mascarade, ce marché de la bêtise humaine. Lorsqu’on augmente l’impôt des plus riches, un minuscule pourcentage de leur fortune est touché. Arrêtez d’avoir peur avec la rétroactivité d’un an. Ceux qui touchent 130,000$ et plus ne contracteront pas une deuxième hypothèque pour payer le surplus d’imposition demandé. Au contraire, les québécois pourront payer 200$ de moins en impôts, cela fait bien souvent la différence pour quelqu’un qui gagne seulement 15,000$. Dans ce sens, il ne faut pas s’inquiéter et succomber au message de terreur de l’extrême droite. NON, ce ne sera pas la fin de notre économie, les usines ne fermeront pas leurs portes. Les minières n’iront pas ailleurs. Encore de la peur et toujours de la peur pour que les lobbys et la minorité de riches restent encore et encore plus riche.

Où ira l’argent des plus riches si on hausse l’imposition?

Au lieu d’augmenter les ventes de BMW Canada, différents marchés seront stimulés. Cet argent servira à aider la classe moyenne qui est déjà surtaxée.  Oui, je vous l’accorde, parfois la classe moyenne ne gère pas bien son argent. Elle est aussi une adepte de la surconsommation. Mais, lorsqu’elle gère mal son argent ce sont les compagnies de crédit, les banques et les corporations qui en tirent profit. Une personne mieux éduquée gère mieux son argent et participe à l’amélioration de l’écart entre les riches et les pauvres. Il faut donc redistribuer l’argent des riches de manière intelligent vers l’éducation, l’instauration de cours en planification financière au secondaire et mieux préparer notre jeunesse. J’avance aussi qu’il faut réajuster la redistribution fiscale de manière éthique, pour améliorer les finances publiques, il ne faut pas s’inquiéter pour la minorité de riches, ils vont continuer d’être riche. J’aimerais voir une économie de consommation québécoise plus propre, plus intelligente mené par une classe moyenne mieux nanti, elle représente la grande majorité de la population et l’avenir du Québec. Ce sont les travailleurs et travailleuses de la nation.

L’argent des riches, ça se mérite.

Il y a beaucoup d’importance à accorder à l’éthique de la redistribution fiscale. On ne peut pas simplement prendre aux riches et donner aux pauvres comme Robin des bois. Les riches arrêterait tout simplement de s’enrichir. Il faut aussi arrêter de prétendre que l’individu dans la classe moyenne profite du système, prend et continue de prendre aux riches sans jamais vouloir avancer dans la vie. C’est faux de penser que plus qu’on en donne aux pauvres, plus qu’ils en veulent. Ils méritent un minimum de redistribution, en toute dignité, ils méritent ce que la Terre leur offre et ce que les riches leurs volent. Les détracteurs du socialisme et de la justice sociale affirment souvent que l’idée de la redistribution socialiste est plus souvent sentimentale que logique. Plus sentimentale que logique! Je me suis questionné sur cette affirmation. C’est ce que répète Bertrand de Jouvenel, dans The Ethics of Redistribution publié à Cambridge University en 1952. Son oeuvre est inspirante, mais il y a plusieurs failles en constatant où le système capitaliste nous a amené en 2012. De quelle  »logique » parlons-nous? Une logique économique ou morale? J’avance que la redistribution a prit des proportions démesurés, mais nécessaires vu les circonstances. Il faut mettre en contexte le système de redistribution aux cotés du système capitaliste prédominant. Nous ne pouvons pas nier l’évidence du capitalisme effréné et de l’avarice individuel et corporatif. Le taureau de Wall Street n’a plus aucun contrôle, il fonce vers l’inconnu. C’est un problème lorsqu’on veut ensuite réfuter et attaquer la redistribution et la  »justice sociale ». J’avance que la redistribution, la taxation progressive sur le revenue vient stabiliser l’économie de façon équitable. Sans ce système, rien n’arrêterait la folie du pro-capitalisme. S’enrichir, cette course pour dépasser ses voisins n’est pas pour tout le monde. Par contre, manger, se loger, vivre et mourir dans la dignité c’est conçu pour tout le monde. Mussolini, oui oui, Mussolini a déjà eu de bonnes idées. Il proclamait que le droit des nations plus pauvre à une part égal des ressources naturelles et des ressources agraires mondiales serait la façon la plus équitable et adéquate pour partager la richesse. C’est le modèle le plus près de la justice sociale. Hélas, la mondialisation corporative et le capitalisme empêche ce modèle de redistribution  »logique », nous voilà donc avec un système de redistribution fiscale, un système monétaire créé pour que les plus pauvres puissent survivre. Un système où on donne l’illusion de partage, mais où que 1% de la population réussit à soutirer plus de 90% de la richesse mondiale. Notre planète à elle seule fournit assez de nourriture pour nourrir 3 planètes comme la nôtre. Diantre, trois corporations contrôlent maintenant 89% de l’alimentation sur Terre, voir l’oeuvre de Noam Chomsky sur le sujet. On oublie souvent, mais 1 personne sur 6 souffrent de la faim dans le monde, 24.000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit une toutes les quatre secondes. – Statistiques 2011 de l’ONU. Voilà où le capitalisme imprudent nous a mené. Certains  »trop riches » contrôlent la vie de millions d’individus par la faim, par la vie. Voilà une raison  »logique » et  »morale » pour prendre aux riches et donner aux pauvres.

Les décisions du Parti Québécois.

Suite au récent virage vert du Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles dirigé par Daniel Breton et Martine Ouimet, le PQ s’enligne aussi dans la bonne direction pour ses finances.

Pauline Marois (p.m) et Nicolas Marceau (m. des finances) ont abolît la « taxe-santé ». C’est une décision pour alléger le fardeau fiscale de la classe moyenne. Mais, ça prend de l’argent pour combler ce trou budgétaire. Le Québec doit aussi envoyer de l’argent vers l’éducation, ça fait assez longtemps qu’on en parle. Alors on le trouve où ce fric? Lorsque notre classe moyenne sera désengorger, il y en aura de l’argent ailleurs. Pour l’instant, il n’y en pas ailleurs et nos riches au Québec ne sont vraiment pas à se plaindre. S’ils sont riches, c’est bien à cause des consommateurs de la classe moyenne.

Il faut faire confiance à notre nouveau ministre des finances Nicolas Marceau. C’est loin d’être un imbécile comme avance ses opposants. Son équipe et lui sauront calculée et balancée les finances publiques pour ne pas tomber dans l’inégalité et pour ne pas favoriser injustement la classe moyenne; simplement en pigeant dans la poche des riches. Si j’étais riche, je serais fier qu’une petite partie de ma fortune contribue à l’amélioration du Québec. Nous sommes bien loin d’un manque d’éthique sur la redistribution ici. Sans parler des fortunes héritées de familles en familles qui sont non redistribuées et non-imposables, de l’argent toujours dans les mêmes mains. Ça c’est un autre sujet…

Laissons la chance au coureur. En attendant, vous pouvez lire la biographie de notre nouveau ministre des finances.
Études

M. Marceau termine son baccalauréat (BA.) en sciences économiques à l’Université de Montréal en 1986, et y obtient son diplôme de maîtrise (MA.) deux ans plus tard. Il complète son diplôme sous la direction du professeur François Vaillancourt, avec qui il publie son premier article scientifique dès 1992. Il poursuit ses études doctorales (Ph.D.) au département d’économie 1 de l’Université Queen’s à Kingston (Ontario). Il obtient pour son doctorat la bourse du Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR). Il complète sa thèse sous la direction du Professeur Robin Boadway, spécialisé en économie publique et membre de la Société royale du Canada.
Carrière académique

Spécialiste de l’administration publique, Nicolas Marceau devient professeur adjoint au département d’économique de l’Université Laval en 1992, immédiatement après avoir terminé sa thèse. En 1996, il est embauché au département des sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal, où il deviendra tour à tour professeur agrégé (1998) et professeur titulaire (2001). Il y enseigne l’économie publique et la théorie microéconomique au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat.

Il obtient le Prix d’enseignement de l’UQAM à 5 reprises :

Automne 2006: Microéconomie III, ECO 3012
Hiver 2004: Économie publique, ECO 8005
Automne 2002: Microéconomie avancée, ECO 7001
Hiver 2002: Microéconomie III, ECO 3012
Hiver 2001: Microéconomie III, ECO 3012.

En 2005, il est invité à enseigner à l’Université de Barcelone.

Il a supervisé plus d’une trentaine de mémoires de maîtrises.