Archives pour la catégorie Société

Islande, discussion avec des militants du Pirate Party

À l’approche des élections en Islande, je me suis posé la question si je devais écrire un texte délibérément enthousiaste sur les paysages spectaculaires et les chutes «les foss», les baleines, les geysers et les très jolie Islandaises. Un texte du genre Canal Évasion, traitant d’un tourisme fantastique, un pays parfait, afin que Wow Air me paie le billet du retour. Je dois l’admettre, l’Islande est indéniablement belle, c’est féérique. Une culture riche et unique, des contes et des histoires sur les elfes et les vikings, des panoramas digne de Mars et du Seigneur des anneaux, de jolies maisons aux toits colorés, l’océan, les montagnes et des gens forts sympathiques. Lire la suite Islande, discussion avec des militants du Pirate Party

À bientôt les amis !

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit ! Je ne savais pas trop quoi dire. Dernièrement, je me suis concentré sur mon roman, j’ai bu un peu, c’était mon anniversaire et j’ai essayé de dormir… sans succès. Octobre. Quelque chose comme une fatigue saisonnière. Je suis allez voir la pharmacienne, elle m’a conseillé de prendre de la mélatonine pour mon sommeil. Encore ça ! Lire la suite À bientôt les amis !

Trêve entre inclusifs et identitaires: place au Québec libre

2 octobre 2016 | Roméo Bouchard | Jean-François Hotte | Québec

Jean-François Hotte,  27 ans, génération Y, Star Wars, Montréal.

Étiquette : sale inclusif et bizounours. Indépendantiste.

Roméo Bouchard, 80 ans, génération préboomers, Star Trek, région du Bas-St-Laurent.

Étiquette : vieil identitaire, vilain perdant des deux référendums. Indépendantiste.

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Les dodos de Jean-François Lisée


Cher Jean-François,

Puisque tu comptes «les dodos» avant l’élection, je vais me permettre de te tutoyer. Depuis ce jour-là, tu es un peu devenu le Grand-Papa Bi des Québécois. J’aime l’idée qu’on est devenus amis, toi et moi. J’imagine que si je te vouvoyais, tu me ramènerais surement à l’ordre : « HEYE! Appelle-moi Jean-François, Monsieur Lisée, c’était mon père ! »

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Le masculinisme et la culture du viol

Si vous ne le saviez pas déjà, les garçons ne sont pas tous des hommes roses ou des féministes qui dénoncent les inégalités fondées sur le genre. Une panoplie d’hommes voient encore les femmes comme des proies sexuelles et conçoivent le rapport entre les sexes comme mon arrière-grand-père. J’ai longtemps été le dernier des demeurés, le gars qui pouvait boire plus que les autres dans des concours de calage, celui qui était prêt à tout pour faire rire ses amis et pour obtenir le respect de sa meute. J’étais aussi celui qui angoissait à la sortie des bars, si je ne réussissais pas à quitter avec une fille accrochée à mon bras, parce que mes amis allaient parler juste de ça le lendemain. Encore hier, un vieil ami du secondaire m’a appelé. Après trente secondes, il m’a demandé avec qui je « fourrais » ces temps-ci, pour lui c’était une question anodine comme : « pis, comment va ta mère ? » ou «as-tu hâte que la saison de football commence?» Je n’ai même pas eu le temps de répondre à sa question qu’il me racontait déjà, avec fierté, ses récentes prouesses sexuelles. La conversation n’a pas duré longtemps. Lire la suite Le masculinisme et la culture du viol

Maripier Morin et Winston McQuade. Même combat.

Des victimes de la société, le temps d’une campagne publicitaire.

Je ressens toujours un profond malaise lorsqu’un publicitaire ou une grande entreprise récupère des enjeux sociaux le temps d’une publicité. Afin de célébrer le 40ième anniversaire de Greiche & Scaff, l’audace des marketeux a monté d’un cran. Lire la suite Maripier Morin et Winston McQuade. Même combat.

Nos débats publics, le reflet d’une société stupide.

Parfois, le débat public devient de l’acharnement. À ce moment, il ne sert plus la société, il n’améliore ni la condition des citoyens ni le bien commun. Trop souvent, il sert seulement à diviser la population et enrichir le quatrième pouvoir. Je n’écris pas pour me faire des amis. Loin de moi une carrière politique, je ne serai jamais capable de baisser mes culottes pour plaire à la majorité, tout en acceptant des enveloppes brunes ou des billets de spectacles. Certaines personnes diront que je suis condescendant ou que je me crois plus intelligent que les autres ; ça me dérange autant qu’une armée de mouches sur le cul d’un cheval lors d’une magnifique journée d’été. Lire la suite Nos débats publics, le reflet d’une société stupide.

La gauche, la droite, pas une raison pour se faire mal !

À la base, le travail du journaliste est de relayer l’information et susciter des débats dans notre société. Le journaliste ne devrait jamais créer de l’information. Il doit plutôt rapporter l’information et les faits en se basant sur des recherches crédibles ou en transmettant les confidences d’un individu sur un sujet en particulier, et ce avec justesse, éthique et intégrité. De son côté, le chroniqueur peut se baser sur des histoires personnelles, sur son intuition, sur ses émotions et ses constatations. Le chroniqueur peut « créer » de l’information et des créateurs d’information, il y en a des tonnes au Québec. Lire la suite La gauche, la droite, pas une raison pour se faire mal !

2034, ma vision pessimiste de l’humanité.

Ce que vous allez lire n’engage que moi, loin d’être un scientifique ou le prochain Nostradamus. À titre d’être humain, je m’efforce d’imaginer un monde meilleur, un monde plus pacifique où il fera bon vivre. Il y a plusieurs enjeux majeurs qui dessineront le futur, des défis d’une envergure mondiale.

Sur le balcon, je fume une cigarette. Déjà là, je n’écoute pas les médecins qui me disent qu’il y a des risques que j’en meure du cancer. Un comportement très humain. On arrête de fumer, seulement lorsqu’on souffre. Les fêtards sont retournés se coucher, bien bourrés, je n’entends plus la musique et le piochage chez mes voisins. Il y a quelques adultes qui jouent à Pokémon Go sur le trottoir, des sédiments perdus du dernier rassemblement, pas loin du Métro Atwater.

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Le nationalisme pure laine.

Avertissement : Ce texte s’adresse à une minorité de souverainistes au Québec. Une minorité grandissante. Le discernement du lecteur est conseillé.

C’est toujours fascinant, ces fameux messages de gens courageux, qu’on reçoit en privé sur Facebook.

«Je pensais que t’étais de notre bord, t’es du bord des immigrants», «Bon succès dans les petites ligues du Plateau Mont-Royal.», «tu défends les musulmans?», «malgré que vous soyez doué d’un certain talent de plume pour décrire la réalité. C’en est trop. Adios amigo. Je me désabonne.»

Merde, on est plus amis? Terminé la lune de miel?

Quand c’est rendu que des dames et des messieurs dans la soixantaine, m’envoie des discours d’imams sur Facebook, au lieu de profiter de la vie et du soleil, c’est qu’on a frappé le fond comme société. J’ai reçu au moins une dizaine de vidéos d’intégristes de différentes personnes. «Regarde! Tu as vu le vidéo, c’est ça le véritable visage de  l’Islam. On ne peut pas laisser entrer des musulmans ici !» Sincèrement, où s’en va le Québec? À quel point avons-nous besoin de cette haine envers l’autre pour se sentir rassuré? Est-ce qu’on peut recommencer à parler du Québec, de l’économie, de l’austérité et des enjeux pressants pour notre province?

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