Archives pour la catégorie Politique

Justin, c’est quand demain?

Notre premier ministre est présentement en «tournée citoyenne» pour rehausser son image publique. Lors de son passage à Peterborough, en Ontario, quelque chose a attiré mon attention, suite à un question d’un citoyen, Justin Trudeau a déclaré: «On ne peut pas fermer les mines de sables bitumineux Lire la suite Justin, c’est quand demain?

Obama et Trump nominés aux Oscars

Obama quitte Washington en hélicoptère, Trump arrive en limousine. La foule applaudit! Les possédants se serrent la main et négocient de nouveaux paradigmes pour les années à venir. Le Grand Cirque de l’empire américain continue… Lire la suite Obama et Trump nominés aux Oscars

Alep, au moins, arrêtons l’hypocrisie

Je vais faire comme les autres dans le confort de mon salon. Contrairement à Hadi Abdallah, je n’irai pas respirer la mort et risquer ma vie sous les bombes en Syrie. Hadi, ça doit bien venir du mot «hardi.» Je n’ai pas le courage de ce Syrien. Le journaliste de l’année selon RSF et TV5Monde. Voici ses mots: «Des familles entières enterrées sous les décombres, des corps de civils éparpillés dans les rues ; nous n’oublierons pas comment le monde a forcé le peuple d’Alep à choisir entre deux options : la mort collective ou l’exil massif. Jusqu’à ce matin, le peuple d’Alep n’a pas dormi cette nuit en attendant l’évacuation promise des civils, rien de neuf nous continuons à attendre.»
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(2/3) Notice nécrologique : Journalisme (1456-2008)

Deuxième partie. (2/3) Note: Oui. L’image et le titre de l’article, c’est voulu.

« La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois plus qu’elle n’a à dire et qu’elle divague souvent et extravague. »
Journal intime, Alfred de VIGNY

Il me semble qu’à une certaine époque, la qualité du contenu décidait naturellement des ventes et de la réputation d’un journal. Il ne fallait pas se mettre de la vaseline dans le trou du cul pour écrire ou être lu. Il ne fallait pas être l’ami «du club des vedettes Facebook du Québec» pour être publié dans les quotidiens ou pour publier un livre. Il me semble que le rôle des journaux respectables était d’intéresser les gens à des sujets complexes et fondamentaux. Il y avait du divertissement, certes, mais l’éditorialiste ou le rédacteur en chef savait faire la différence entre un vidéo de chats et une chronique littéraire. Il voulait par-dessus tout niveler par le haut, sans négliger la qualité du contenu. C’était avant l’époque des livres de recettes ou de développement personnel. Pour moi la responsabilité du rédacteur en chef est essentielle dans notre société. Il doit oser. Il ne doit pas succomber à la tentation du «populaire.» Il doit tenir tête à ses patrons sans avoir peur d’être remplacé. C’est pourquoi le journalisme indépendant est si important. Nous disons souvent qu’il faut séparer l’Église de l’État. Le corporatisme du financement politique. Qu’en est-il du corporatisme et des médias?  Est-ce que le rôle de l’État doit changer face aux nouveaux paradigmes? Avec la mondialisation des marchés et les fusions d’empires multimédias, existe-t-elle vraiment cette mythique liberté de presse, cette nébuleuse liberté d’expression? Quelle bouffonnerie! Lire la suite (2/3) Notice nécrologique : Journalisme (1456-2008)

(1/3) Notice nécrologique : Journalisme (1456-2008)

Première partie. (1/3)

Voulez-vous, aujourd’hui, on va se dire la vérité. C’est la fin de l’année, c’est le temps des résolutions et des coupes de champagne. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, l’intelligence humaine connaît un ralentissement. Nous vivons dans une mouscaille intellective bien opaque et mélassée où tout est acheté et financé jusqu’au dernier méconium. Chaque première selle est commercialisée. Il n’y a jamais eu autant de contenu et de publicité. Netflix achète les cinéastes. Nos médias sont de plus en plus dépendants de Facebook et le journalisme est en danger. Si elle voulait, l’entreprise de Silicon Valley pourrait détruire n’importe quel média en claquant des doigts. Allô la liberté. Lire la suite (1/3) Notice nécrologique : Journalisme (1456-2008)

Robert Ménard et son référendum antimigrants

Début d’après-midi. Le maire de Béziers, Robert Ménard, se fait attendre. Je patiente à l’accueil dans un silence amollissant. Dans la salle, des antiquités, des oeuvres d’art et des affiches de torero derrière des vitrines embellissent la pièce.

Et puis, enfin, du bruit, des bottes… À l’improviste une trentaine de policiers grimpent le grand escalier d’un pas lourd. Par hasard, ils attendent au même endroit que moi. Jour de formation pour ces flics, afin de contrer la menace terroriste tant attendue à Béziers. Lire la suite Robert Ménard et son référendum antimigrants

Reblochon et politique, mon voyage en France

La vie est bonne avec moi dernièrement. J’ai trouvé un remède à mon mal de vivre, mieux manger et marcher de longues heures pendant mes voyages, lever mon gros cul et découvrir l’Islande, les quartiers de Paris, Auch, Toulouse et Barcelone. Tout un remède. Je n’ai même plus besoin de gober des pilules la nuit, je suis tellement fatigué quand je reviens de mes aventures, un petit verre de vin et je dors comme un bébé. Lire la suite Reblochon et politique, mon voyage en France

Islande, discussion avec des militants du Pirate Party

À l’approche des élections en Islande, je me suis posé la question si je devais écrire un texte délibérément enthousiaste sur les paysages spectaculaires et les chutes «les foss», les baleines, les geysers et les très jolie Islandaises. Un texte du genre Canal Évasion, traitant d’un tourisme fantastique, un pays parfait, afin que Wow Air me paie le billet du retour. Je dois l’admettre, l’Islande est indéniablement belle, c’est féérique. Une culture riche et unique, des contes et des histoires sur les elfes et les vikings, des panoramas digne de Mars et du Seigneur des anneaux, de jolies maisons aux toits colorés, l’océan, les montagnes et des gens forts sympathiques. Lire la suite Islande, discussion avec des militants du Pirate Party

Les dodos de Jean-François Lisée


Cher Jean-François,

Puisque tu comptes «les dodos» avant l’élection, je vais me permettre de te tutoyer. Depuis ce jour-là, tu es un peu devenu le Grand-Papa Bi des Québécois. J’aime l’idée qu’on est devenus amis, toi et moi. J’imagine que si je te vouvoyais, tu me ramènerais surement à l’ordre : « HEYE! Appelle-moi Jean-François, Monsieur Lisée, c’était mon père ! »

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