COVID-19, l’espoir d’une grande révolution

Photo par Manny Fortin - Unsplash

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C’était hier

Les populations du Québec et du monde entier se sont arrêtées. Les enfants ont apposé des dessins «ça va ben aller» dans les fenêtres, Ariane Moffatt nous a bercés de sa douce voix et les artistes ont fait chanter leurs instruments, leurs pinceaux et leurs crayons. Notre premier ministre s’est fait rassurant, à 13:00. Collectivement, nous avons partagé des Mèmes et notre opinion sur les réseaux sociaux. Est-ce suffisant? Bien sûr que non.

La fréquentation sur les réseaux sociaux profite comme jamais aux compagnies qui contribuent à détruire les fondements de la philosophie et de l’esprit critique. En temps de confinement, Facebook est devenu notre Agora, le seul véritable endroit pour échanger, se plaindre et débattre. Pendant que l’Assemblée nationale est endormie sous la poussière, L’État a maintenant le champ libre pour faire ce qu’il veut, sans réellement écouter sa population.

Les gouvernements parlent déjà de la possibilité de rouvrir l’économie et renvoyer les enfants dans les écoles. La droite québécoise est claire: il faut tout repartir, au plus vite! La machine ne doit jamais s’arrêter trop longtemps. Les voitures sur les routes, le trafic, le stress ingérable au bureau, les travailleurs essentiels sous-payés, la charge mentale épuisante; il faut à tout prix relancer l’économie, comme avant! Continuons de foncer, continuons d’acheter du linge trop cher, mais fabriqué au Québec cette fois! N’encourageons plus la Chine, n’achetons plus d’aliments qui transitent par les États-Unis, comme si c’était la solution à tous nos problèmes.

C’est du réchauffé, du déjà-entendu, des relations publiques, encore une fois, sans révolution, rien ne changera. C’est ce qu’on disait il y a quinze ans. La stratégie des politiciens qui maintiennent ce système en place, c’est de demander aux gens en bas de changer, en sauvant les sociétés boursières et les banques, sans jamais rien changer en haut.

Le confinement est l’opportunité de prendre le temps de penser. Le consensus semble sans équivoque, il faut changer, il faut agir et ce, sans partisanerie. Ça va prendre plus que le Panier Bleu du Québec pis des tapes dans le dos pour changer les choses. Comme les bâtisseurs du Québec avant nous, les fondateurs d’Hydro-Québec et les patriotes morts au combat, nos grands-parents agriculteurs, les travailleurs et les travailleuses qui ont bâti notre nation, nous devons entamer la grande révolution de l’écologie, de l’autosuffisance alimentaire, du progrès, de la conscience et de l’essentielle santé mentale. Nous devons changer de haut en bas et de bas en haut.

Place-des-arts déserte durant le COVID-19 à Montréal
Place-des-arts déserte durant le COVID-19 à Montréal – Photo par Manny Fortin

La mondialisation

Pensez-vous vraiment que c’est sur Facebook, avec des bonnes intentions que nous allons vaincre les multinationales et changer le monde? Bien sûr que non. Les néolibéraux et les banquiers encouragent ce capitalisme de sur-croissance. Ce sont ces politiciens qui saccagent notre environnement et ignorent nos besoins en santé et ils ont ensuite l’audace de demander aux citoyens de changer leurs habitudes. Une vraie farce. Depuis toujours, des psychopathes antipathiques comme Trump, des politiciens corrompus comme Jean Charest ou au fédéral, Justin Trudeau, gouvernent au centre en investissant dans les sables bitumineux, la mondialisation et l’industrialisation de notre économie. L’État et les multinationales ont beaucoup trop de pouvoir sur le peuple. La démocratie n’existe tout simplement plus avec un désintérêt total des gens: un suffrage partisan, où les mêmes politiciens se passent le pouvoir aux quatre ans, un cynisme grandissant, une participation aux élections ridicule. Cette fois. Ça va prendre plus qu’une révolution sur Facebook, ou une grande marche pour la Terre! Nous allons devoir amorcer une grande révolution pour assurer une prospérité et une santé aux générations futures. 

Si nous recommençons à l’identique, ce ne sera pas d’une deuxième vague ou d’une troisième vague dont nous aurons peur. Si notre gouvernement ne prend pas de grands moyens financiers, si nous ne changeons pas nos habitudes, maintenant, il y aura d’autres virus plus menaçants pour s’attaquer premièrement aux humains, mais aussi aux bactéries, à notre climat, à nos eaux, nos glaciers et nos forêts. Depuis la nuit des temps, les virus influencent les bactéries qui, à leurs tours, influencent nos écosystèmes: le climat, la matière, notre terre, notre eau et notre air. C’est l’histoire paléontologique des extinctions de différentes espèces dominantes à travers les âges.

L’évidence nous crève les yeux. Chaque fois. Que ce soit pour les changements climatiques ou les risques accrus de pandémies, L’humain dans sa majorité, ne change jamais ou très peu ses habitudes. Individuellement, il s’auto-sabote, il s’empiffre, il développe parfois des dépendances. C’est immensément difficile de changer. Collectivement, il attend que l’individu change, son voisin, il écoute bien docilement les politiciens au pouvoir et vote aux élections pour des partis qui gouvernent au centre; en espérant du changement en plus! 

Le Métro de Montréal durant le COVID-19 - Photo par Manny Fortin
Le Métro de Montréal durant le COVID-19 – Photo par Manny Fortin

Il ne faut pas mépriser Mère Nature

À chaque fois qu’une espèce dominante s’est attaqué à la Terre, à l’environnement, tout en haut de la chaîne alimentaire, il y a eu une extinction quasi totale de celle-ci. Grâce aux agents infectieux et pathogènes, aux micro-organismes, aux virus, aux bactéries, la Terre se protège pour assurer sa survie. 

La Terre protège sa biodiversité et les espèces vivantes qui la respectent: le monde microscopique, la végétation, les animaux terrestres ou marins. La Terre pour survivre a besoin de chimie, de biologie et de physique. Lorsqu’on détruit les éléments essentiels à sa quiétude, elle attaque, elle sort les crocs, elle se protège, elle anéantit, en commençant par les cons, ceux qui ne s’adaptent pas au changement, comme disait Darwin. La Terre s’attaque toujours à l’espèce irrespectueuse et envahissante, celle qui détruit l’environnement. Vous comprendrez qu’au cours des derniers siècles, cette espèce, c’était et c’est toujours nous.

Selon la directrice de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Inger Andersen, «la nature nous envoie un message avec la pandémie de coronavirus et la crise climatique en cours.» Andersen, économiste, a déclaré que l’humanité exerçait trop de pressions sur le monde naturel avec des conséquences néfastes et elle a averti que ne pas prendre soin de la planète signifiait ne pas prendre soin de nous-mêmes.

D’éminents scientifiques ont également déclaré que l’épidémie de Covid-19 était un autre «signal d’alarme clair», que des virus et maladies beaucoup plus meurtrières existent déjà dans la faune et que la civilisation d’aujourd’hui «joue avec le feu». Les scientifiques répètent que c’est presque toujours le comportement humain qui engendre la propagation des virus et maladies aux humains. 

Évidemment, les virus ne choisissent pas consciemment leurs hôtes, ils choisissent leurs récepteurs. Dans l’évolution, il y a toujours eu un type de virus pour infecter un type d’hôte, que ce soit une bactérie, un humain ou un animal. En d’autres mots, il y a différents virus pour différentes espèces, et le nombre de virus meurtriers est à la hausse.

Les virus ne tuent pas toujours leurs hôtes. Puisque le virus, comme les autres parasites, dépendent de leurs hôtes pour se reproduire et assurer la transmission, ils mordillent, ils veulent à tout prix survivre, c’est connu en virologie et c’est le fondement de la théorie du survivalisme et de l’évolution dans l’Origine des Espèces de Darwin. Ainsi, les virus qui tuent leurs hôtes trop rapidement sont moins efficaces que les virus moins virulents. Ces derniers, sans scrupule, permettent à l’hôte de vivre assez longtemps pour contaminer son entourage. Et à son tour, l’entourage contamine son entourage…

Selon la biologiste Nala Rogers, du Scientific American, ce que plusieurs autres scientifiques, microbiologistes ou virologues avancent:

c’est que les virus, secrètement, contrôlent le monde. Les bactéries par exemple, aident à conduire les cycles chimiques et le climat de la Terre.

Nala Rogers, Scientific American

«Nous vivons dans un monde axé sur les bactéries, elles sont sans cesse et subtilement manipulées par des virus» c’est ce que déclarait Martha Clokie, microbiologiste à l’Université de Leicester au Royaume-Uni. 

Dans une étude non publiée des laboratoires de Matthew Sullivan et Virginia Rich à l’Ohio State University à Columbus, les scientifiques ont trouvé des gènes viraux décomposant des glucides dans de nombreux environnements, y compris les sols, les océans, les lacs, les tripes humaines et le rumen des vaches (organes où les bactéries aident les vaches à digérer leur nourriture). En d’autres mots, les virus, ça n’attaque pas seulement les humains, ça attaque toutes les espèces vivantes, mais qu’est-ce qui cause donc ces virus? Serait-ce la Terre qui se protège des espèces dominantes dans tous les règnes vivants? De toute évidence, plus nous détruisons notre planète, plus les virus semblent protéger la Terre en attaquant certaines espèces. 

Nous le savons, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, l’Homo Sapiens. Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ?

Le genre Sapiens n’a pas produit jusqu’ici grand-chose dont nous puissions être fiers

Yuval Noah Harari, Sapiens

L’humain a fait passer ses intérêts personnels avant la nature, c’est comme ça qu’il a décidé de dominer, toujours plus avare et sans scrupule. Tout doit maintenant passer par la protection de l’environnement, la protection de la biodiversité, il ne faut absolument plus élire des dirigeants avec trop de pouvoirs qui détruisent la Terre, qui investissent dans la mondialisation, dans des industries telles les sables bitumineux, les hydrocarbures, inutiles et non-essentielles. Ces dirigeants sont portés au pouvoir d’abord par les élites, les corporations pour faire profiter quelques milliardaires privilégiés. Plus nous détruisons la Terre, plus il y aura de cancers, de catastrophes naturelles, plus il y aura de grippes, de maladies pulmonaires, et de maladies qui s’attaquent à nos systèmes immunitaires, c’est d’une évidence quasi absolue. Au diable, les quelques libertariens, climato-sceptiques et conservateurs à la con qui liront ce texte. Il faut changer. Il faut laisser dormir le micro-monde pour notre survie.

Clinique de dépistage du COVID-19 à la place des Festivals, à Montréal - Photo par Manny Fortin
Clinique de dépistage du COVID-19 à la place des Festivals, à Montréal – Photo par Manny Fortin

L’extinction des espèces

Avant l’humanité, qu’est-il arrivé lors d’extinctions d’autres espèces? Pourquoi historiquement les virus s’attaquent aux autres organismes, à notre espèce humaine, aux espèces dominantes?

Jean-Luc Voisin, de l’Institut de Paléontologie Humaine, avançait dans une revue scientifique ceci: «Il y a une théorie assez plausible que des espèces avant nous, comme les Néandertaliens, auraient pu succomber à une maladie mortelle qui selon les auteurs aurait même pu être apportée par les Sapiens originaires d’Afrique. La majeure partie des maladies ou infections ne laissant pas de trace sur les fossiles, cette hypothèse ne pourra jamais être vérifiée.»

Remontons brièvement le temps, avant les hommes de Cro-Magnon. Il y a eu plusieurs extinctions d’espèces avant nous.

D’abord, il y a 444 millions d’années, 86% des espèces ont disparu, les grapholites, ces créatures de l’océan, d’environ 3 cm qui vivaient comme des fourmis sont mortes pendant une période glacière, par un phénomène qu’on explique encore mal, il y a eu une baisse naturelle du CO2 dans l’atmosphère.

Ensuite, il y a eu les trilobites, il y a 375 millions d’années, 75% de cette espèce fut anéantie. Leur comportement a affecté la nature, en détruisant la terre, comme des fourmis. Des nutriments sont entrés dans l’océan, et une création massive d’algues aurait absorbé l’oxygène de l’océan et les trilobites seraient morts asphyxiés.

Ensuite, il y a eu «la fin des Permiens», il y a 251 millions d’années. C’était de loin le pire événement d’extinction jamais vu; cela a presque mis fin à la vie sur Terre. Les coraux tabulés ont été perdus au cours de cette période – les coraux d’aujourd’hui sont un groupe entièrement différent.

Qu’est-ce qui l’a causé? Une tempête parfaite de catastrophes naturelles. Une éruption cataclysmique près de la Sibérie a projeté du CO2 dans l’atmosphère. Les bactéries méthanogènes ont réagi en éructant du méthane, un puissant gaz à effet de serre. Les températures mondiales ont augmenté tandis que les océans s’acidifiaient et stagnaient, éjectant du sulfure d’hydrogène toxique. Les roches après cette période n’ont enregistré ni récifs coralliens ni gisements de charbon. «Cela a fait reculer la vie de 300 millions d’années», explique le paléontologiste Rolf Schmidt dans cet essai scientifique.

Fin du Trias, il y a 200 millions d’années, 80% des espèces ont disparu.

Les paléontologues ont été déroutés quant à l’origine de ces fragments, les confondant avec des morceaux de palourdes ou d’éponges. Mais la découverte d’un fossile intact en Écosse dans les années 1980 a finalement révélé leur propriétaire – un vertébré sans mâchoire ressemblant à une anguille nommé le conodont qui se vantait de cette remarquable série de dents qui tapissaient sa bouche et sa gorge. Ils ont été l’une des premières structures construites à partir d’hydroxyapatite, un minéral riche en calcium qui reste un élément clé de nos propres os et dents aujourd’hui. De toutes les grandes extinctions, celle qui a mis fin au Trias est la plus énigmatique. Aucune cause claire n’a été trouvée.

Fin du Crétacé, il y a 66 millions d’années, 76% de toutes les espèces ont disparu

Ammonites, longueur 15 cm.

Les dinosaures ont peut-être régné sur la terre au cours du Crétacé, mais les océans appartenaient aux ammonites. Cependant, l’activité volcanique et le changement climatique ont déjà mis les ammonites sous tension. Il y a plusieurs théories, celle des astéroïdes, ou celle de la période glaciaire qui a mis fin au règne des dinosaures. Seules quelques espèces d’ammonites en déclin ont survécu. 

De toute évidence, ce sont des virus qui ont affectés les bactéries et nos écosystèmes  à travers le temps, qui eux ont eu un impact sur différentes extinctions. La situation n’est pas différentes pour l’espèce humaine ou animale, la Terre pourrait très bien décider de créer des virus pour éradiquer ceux qui détruisent la planète, l’espèce dominante.

Centre-ville de Montréal durant le COVID-19 - Photo par Manny Fortin
Centre-ville de Montréal durant le COVID-19 – Photo par Manny Fortin

Comment changer le monde, quoi faire concrètement?

Comme à l’habitude, je terminerai ce texte en y allant de mon opinion personnelle. Je suis de ceux qui croient que tout ce qu’on peut imaginer peut exister, le futur se crée dans la science-fiction, notre imagination, ce n’est qu’une continuité mathématique déjà enfouie en nous, dans notre mémoire génétique. Nous avons tous un processeur neurologique, très complexe: le cerveau. Nous faisons partie d’un tout, nous agissons en fonction du passé et du futur. Notre imagination nous permet d’accomplir des grandes choses, et il faut plus que jamais imaginer un futur meilleur, par amour, par peur, pour se reproduire, pour survivre.

Si nous voulons collectivement créer un monde écologique pour nous protéger, nous le ferons; si nous voulons sauver notre espèce et offrir un meilleur futur à nos enfants, nous le ferons. L’idéal humain est un univers de possibilités si, collectivement, nous faisons des choix, concevons notre économie d’abord autour de l’amour, du partage, de la spiritualité, de l’autosuffisance alimentaire, de la santé et de l’écologie, nous pourrons accomplir une révolution humaine grandiose. Si nous voulons vivre et survivre en paix, faire l’amour, copuler de toutes nos forces, si nous voulons continuer à mettre nos membres dans tous les orifices du monde, à faire le ciseau avec nos blondes, avec nos chums, à s’entrelacer, à passer une matinée avec nos proches devant Netflix, à jouir, à s’extasier, consommer, recevoir ou donner du plaisir, il faudra complètement réinventer nos vies et changer nos habitudes. En psychologie, c’est la chose la plus difficile qui soit.

  1. En bas. Changeons nos habitudes. Charles Duhigg, dans Le pouvoir des habitudes en dévoile le fonctionnement et révèle ce principe élémentaire: notre vie est faite d’« habitudes clés » qui régissent nos conduites à notre insu, il suffit d’en modifier un élément pour créer un cercle vertueux. En changeant de clés, vous ouvrirez des portes insoupçonnées. Ça c’est individuellement.
  2. En haut. Collectivement, plus que jamais nous avons besoin d’une grande révolution politique, nous avons marché dans les rues pour le printemps érable, nous avons entendu les scientifiques, une marée humaine s’est rassemblée pour célébrer le Jour de la Terre. Mais ce n’est pas suffisant. Je propose que nous restions confinés, jusqu’à ce que Justin Trudeau décide de retirer son projet de Keystone XL, déjà qu’il nous a enfoncé Transmountain dans la gorge, exigeons des actions concrètes et des investissements monstres dans l’environnement, l’économie du 21ème siècle. Écrivons collectivement un grand manifeste, établissons nos règles, exigeons  le revenu minimum garanti, exigeons la fermeture des paradis fiscaux, récupérons par la force nos terres agricoles volées, ces terres où nos grands-parents se sont effrités les mains. Établissons nos règles, notre façon de vivre ensemble, exigeons la gratuité scolaire et un investissement massif en éducation. Taxons les fraudeurs, les multinationales et les mécréants qui saccagent nos journaux, nos artistes, nos penseurs. Il est bien temps que nous reprenions le contrôle de notre destinée.
  3. Face au mutisme politique, si nos gouvernements ne posent pas de gestes concrets dans les prochaines semaines, retirons notre argent des banques, faisons du bruit, utilisons l’art pour nous faire entendre, le temps que ça change, ayons de l’audace, refusons de travailler pour des miettes, pour ce système qui enrichit toujours les riches. Restons chez-nous. C’est de ça qu’ils ont le plus peur, que nous ne participons plus à leur économie de sur-croissance qui nous mène vers notre déclin humain.

Photos par: Manny Fortin, photographies open-source de Montréal

1 Commentaire

  1. Oufff ….. ton texte, ta pensée, ta vision me sont entrés dedans comme aucun autre texte que j’ai pu lire.

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