COVID19: Paris Confiné Le 14 Mars 2020

Texte publié originalement le 14 Mars 2020 sur Facebook

Salut les amis, j’ai décidé de relancer mon blogue, ça faisait longtemps! Je publierai mes articles de Facebook ici d’abord, comme je le faisais dans le passé.

Certains diront que je suis alarmiste, voire hypocondriaque de couvrir l’actualité sur la pandémie comme je le fais.

Je sais très bien que je suis intense avec mes visions de l’esprit, mon intuition, voire un peu déviant, borderline narcissique, débile léger, mais croyez-moi sur parole, je ne ferais pas de mal à une mouche. Je me connais très bien. Je vis avec moi chaque jour. Parfois c’est vraiment le fun, parfois c’est vraiment pénible. Demandez à mes nombreuses ex.!

Je n’avais plus envie d’écrire au cours des dernières années sur l’actualité, j’écris des manuscrits, dans ma grotte, dans mes voyages à travers le monde. J’ai visité une trentaine de pays dans les cinq dernières années. Fatigué de toujours me faire apposer toute sorte d’étiquettes. Je préfère maintenant chiller et voyager.

Mais, aujourd’hui, je trouve que nous sommes dans un moment important de notre existence. Et si je me trompe, bien je passerai pour un fou, encore, ce sera pas la première fois, avec la maturité, c’est devenu le dernier de mes soucis. Passer pour un fou.

Habité d’un bouillant désir de prendre la parole. Je sais trop bien qu’il y aura d’autres pandémies dans les prochaines années, encore plus graves que ce que nous connaissons maintenant. Je sais trop bien que nous sommes trop bêtes, trop confortables et habitués à nos nouvelles façons de vivre occidentales.

En constatant comment les humains réagissent face à la crise environnementale, je ne donne pas cher de notre peau pour les pandémies à suivre. Surtout à l’ère nomade de l’hyper-industrialisation. Nous sommes chanceux que ce virus ne soit pas plus agressif, je crois qu’il fera des ravages, mais il aurait pu être bien pire.

Parfois je me trompe, parfois j’ai raison. Je suis humain. Comme toé. J’ai pas inventé la roue à trois boutons! Toé pis moé, on est pareils!

D’abord, je suis présentement pogné dans un hôtel à Paris dans le Marais, en attendant le prochain vol, j’entends les gens rire et festoyer dans les bars, lorsqu’ils devraient être chez eux. Ce soir, j’ai vraiment juste ça à faire de mon temps. Écrire.

Ensuite, si ça te tente pas de lire un aussi long texte, je comprends, tu peux retourner à tes occupations, c’est long retirer son argent de la bourse et aller à l’épicerie en ce moment ou modifier un billet d’avion en sacrant. C’est long expliquer à ses enfants que, papa, bien il a perdu son emploi et il comprend pas pourquoi.

Hélas, je crois que la situation va grandement se détériorer, maintenant tu le sens peut-être pas, mais crois-moi, tu vas le sentir bientôt. Surtout si t’as pas une cenne, tu trouvais ça dur payer ton loyer sur le Plateau? Notre système économique est défaillant, il n’est pas normal que les plus pauvres perdent tout ce qu’ils ont, à chaque crise économique, et que les plus riches s’enrichissent.

Ça fait donc maintenant trois mois que je passe pour un alarmiste et un hypocondriaque dans mes cercles d’amis. Lorsque je discute avec les gens, on m’accuse de m’inquiéter pour rien. C’est lourd. Toujours. Pourtant dans mes cercles de conversations « virtuels » (wow c’est vraiment geek çâ) sur Twitter, Reddit, Telegram ou sur les forums auxquels je participe quotidiennement avec différents chercheurs, investisseurs, entrepreneurs en tech, médecins, analystes financiers: l’alarme a sonné depuis bien longtemps! Par Gates et Leavitt, pour ne nommer qu’eux.

On passe toujours pour des fous nous, les « contrariens », les wanna-be sauveurs, les gens qui pensent à contre-sens de la société, on passe pour des narcissiques, des gens égoïstes, mais dans le fond, dans nos petits coeurs au chocolat, on le veut le bien commun, on veut le bien-être du plus grand nombre.

« Tout ce qu’on dit ou fait pendant et avant une pandémie semblera alarmiste. Tout ce qu’on fera après semblera inadéquat. » – Michael Leavitt

En 2012, j’écrivais sur les monnaies numériques et sur leur grande utilité, j’écrivais sur le Bitcoin et la blockchain, lorsque ça valait 50$ avec mes potes et encore là, on passait pour des fous.

J’écrivais surtout sur l’importance de se décentraliser de nos gouvernements corrompus, j’écrivais sur l’importance d’être toujours vigilant face à un événement de type « Black Swan ». Je vous parle pas de se construire un bunker et d’acheter du papier de toilette, je vous parle simplement d’être prudents et de comprendre que nos élites et nos gouvernements ne se soucient pas de nous, nous passons deuxième.

En 2016, j’ai écris un papier intitulé. « Fort McMurray, le trou de cul du monde. » lu plus d’un million de fois au Québec et ensuite repris en France, et dans la francophonie en Europe.

Je demandais à notre premier ministre Justin Trudeau à l’époque de ne plus investir dans les sables bitumineux, que cette industrie allait périr. Tous les chroniqueurs de la droite québécoise, les Martineau, Duhaime et compagnie, les libertariens et tout le Far West albertain m’ont accusé de ne pas comprendre l’économie canadienne et albertaine, que le pétrole allait remonter sous la barre des 100$. Je proposais des solutions claires.

Cette semaine, plusieurs entreprises du secteur pétrolier feront faillite. L’or noir a encore chuté sous la barre des $30, nous avons perdu des milliards à reconstruire les sables bitumineux de Fort McMurray depuis la crise de 2008, lorsque je travaillais en Alberta. Ce n’est plus rentable. Justin Trudeau a maintenu le statu quo et étiré l’élastique le plus longtemps possible, sans entamer les changement de paradigmes essentiels à un progrès humain. C’est facile gouverner au centre, c’est facile ne rien faire, sans vision.

https://reporterre.net/Fort-McMurray-le-paradis-de-l-individualisme-et-de-la-betise

Je terminais mon article en disant:

« Lorsqu’on fait le choix facile du pétrole, au nom de la productivité, au nom du développement économique, on enterre des futurs scientifiques, on intensifie notre déclin. L’ère des hydrocarbures est révolue au moment où nous devrions investir dans l’économie du XXIe siècle.

Après ce feu, pourquoi reconstruire ? Pourquoi réinvestir des milliards de dollars à Fort McMurray ? Selon plusieurs études, dont celle du National Energy Board, les ressources pétrolières seront totalement épuisées en 2050 et le baril de pétrole restera sous la barre de 100 $ [68 euros] jusqu’en 2040. C’est un pari trop risqué.

Fort McMurray n’amène à aucune innovation, aucun progrès social, aucune matière grise. Fort McMurray enrichit les concessionnaires et les compagnies de construction, tout cet argent est jeté à la poubelle.

[…]

Monsieur Trudeau, vous avez tout un défi devant vous. Faire le choix facile de l’économie du pétrole et perpétuer cette tradition toxique. Ou alors faire le choix du progrès humain. La balle est dans votre camp. »

Je ne peux plus tolérer la grande hypocrisie de nos leaders politiques, le statu quo, les paroles en l’air, les sommets sur l’environnement, lorsque concrètement, rien n’est fait. On ne regarde que les chiffriers, les résultats sur l’emploi, le produit intérieur brut. »

Avec le recul, nous aurions grandement besoin de ces scientifiques, de l’intelligence artificielle, des investissements en environnement et en santé.

Pourquoi j’écris sur ces sujets?

On m’accuse souvent d’être arrogant et au-dessus de mes affaires, de tout savoir, de tout connaître, on m’agace souvent et c’est un cercle vicieux, plus on me « taquine », plus je deviens complaisant et narcissique, écoeuré de m’obstiner avec des cons. Et moi aussi, parfois, je suis malhonnête intellectuellement. Il est facile de manipuler le débat public à l’ère des réseaux sociaux. J’essaie plus souvent qu’autrement de faire preuve de rigueur.

Je suis un rat d’information, c’est une passion, je lis de 4 à 5 heures par jour. Tous les jours. Des articles, des recherches, des livres, depuis maintenant quinze ans. J’étais chroniqueur à un certain moment, mais j’ai décidé de poursuivre mes rêves d’entrepreneur, depuis cinq ans. J’ai une hypersensibilité. Je souffre d’une multi-potentialité qui m’empêche de me concentrer sur un seul sujet. J’adore toute. Je ne fais que ça de ma calice de vie, analyser du data, lire, écouter des documentaires. C’est maladif. Un trouble obsessionnel. Je veux tout comprendre. Je m’intéresse à tout.

C’est pourquoi, malgré que je ne sois pas médecin, ni un scientifique, que je vais me donner le droit de parole et faire ce que je fais de mieux dans la vie: lire des trucs et les vulgariser. Écrire. C’est pas toujours bon, mais j’essaie d’être juste.

Mes premières craintes réelles sur les pandémies ont commencé il y a 5 ans, plusieurs des analystes et philosophes que je lis comme Nassim Taleb, (Anti-Fragile), Michael Levitt, Yaneer Bar-Yam, Michael Burry, Srinivasan, Edward Snowden, les Gates Notes de Bill Gates en parlaient. Et puis, j’ai écouté la série Pandemic sur Netflix, j’ai commencé à lire tout ce que je pouvais sur le sujet. Je “follow” les principaux médecins et experts sur Twitter religieusement. Je pense avoir un esprit critique développé, mais je ne suis pas un scientifique. Il faut écouter les scientifiques, je ne suis qu’un vulgaire commentateur de l’Actualité, avec quelques bases en recherche et en analyse macroéconomique, en technologie, en informatique, en science. Il est très important de se fier aux médecins et experts présentement. Plus que jamais.

Assez parlé de moi…

COVID-19

Je tiens à lever mon chapeau à tout le personnel hospitalier qui devra travailler de très longues heures dans les prochains mois, vous êtes les vrais héros, en espérant que les gouvernements vous donne plus de moyens que ceux qu’ils ont donnés à Wall Street et Bay Street. Comme en 2008, il est triste de constater que les politiciens (élus par les mieux nantis) choisissent à nouveau la stabilité économique, en dissimulant de l’information à la population pour calmer les marchés boursiers.

Je viens de m’entretenir avec un bon ami. Il est directeur en labo d’un des plus gros centres hospitaliers aux États-Unis, ils font des tests pour le coronavirus, selon lui il y a beaucoup plus de malades que ce qui est déclaré, c’est rendu un running gag dans les hôpitaux, ils appellent ça les «suspected cases» parce qu’ils ne peuvent pas tester, ils manquent de tests et ça prend des symptômes avancés. Il me raconte que son centre hospitalier est dans le chaos total, ils manquent de ressources. Et ce n’est que le début. Ils sont en attente de test kits. Trump a été négligeant, ça fait seulement deux jours que c’est gratuit, ils en ont pas commandés suffisamment.

En France, tous les commerces et entreprises non essentiels sont fermés demain, le gouvernement a décrété le plus haut stade d’urgence, grosse possibilité de fermeture complète des frontières cette semaine dans certains pays d’Europe. Pourtant les centres d’achats étaient pleins aujourd’hui, tout comme les restaurants ce soir.

Le Canada tarde à rapatrier les Canadiens au pays, on est dans le néant le plus complet. Ça prend des grands moyens. J’ai remplis les formulaires jeudi, aucune nouvelle, le gouvernement canadien laisse Air Canada et Air Transat augmenter leurs prix.

Je prédis une grosse crise économique, pas seulement à la bourse, mais aussi et surtout dans la poche des gens, les foyers sont trop endettés, les gent ont re-financé leurs hypothèques, on prend tout pour acquis, les fonds de retraite fondent, nous pourrions vivre une hyperinflation dans les prochains mois causée par la panique, suivie par une déflation dans les prochaines années, suite à la baisse extrême des taux d’intérêts. Ce n’est qu’une hypothèse basée sur mes connaissances de non-expert.

Il faut complètement changer nos mœurs, il y aura d’autres pandémies qui affecteront une partie de la population.

Il faut délaisser certaines industries et investir dans le bien commun, la science, en environnement, en intelligence artificielle, en décentralisation des gouvernements, en décentralisation de la finance, développer des nouvelles façon de vivre ensemble.

Les nations devront exiger plus de rigueur de leurs politiciens, et de faire passer le peuple avant les élites.

Il y aura une grande prise de conscience, et je crois que notre décennie sera remplie d’épreuves.

Mes prédictions pessimistes pour la décennie:

Des crises de réfugiés climatiques et politiques plus fréquentes, une hausse du taux de criminalité dans certains pays causée par l’appauvrissement de la population, un accroissement entre les plus riches et les plus pauvres encore plus creusés, une hausse du nombre de décès causée par les pandémies, une augmentation du cynisme dans la population face à nos élites et politiciens, une crise environnementale, des conflits territoriaux, des pénuries de certains aliments et eau, des politiciens de plus en plus menteurs et avares, un risque grandissant de conflits armés en Eurasie, au Moyen Orient. Une guerre autour des ressources naturelles plus accrue.

Mes prédictions optimistes pour la décennie:

Une augmentation des révolutions politiques, un immense transfert de richesses de nos aînés vers les nouvelles générations, un changement de paradigmes, une réduction du paiement des impôts et des taxes aux élites et gouvernements suite à un siècle de corruption, une augmentation de la contribution du secteur privé dans les sphères publiques, une augmentation de la philanthropie , une augmentation de la participation citoyenne, une décroissance économique dans certaines industries, un accroissement des investissements en science, technologie, santé, transhumanisme, biomédical, une réduction potentielle de la pollution, une décentralisation en finance, une fracture entre le gouvernement et l’individu, une augmentation du télétravail, une réduction de l’utilisation des voitures, une augmentation de la spiritualité et bien-être, une augmentation des microbrasseries au Québec, un esti de gros pow wow.

Bon souère.

2 réflexions sur « COVID19: Paris Confiné Le 14 Mars 2020 »

  1. Bonjour Jean-François Hotte, ravie de vous lire à nouveau. La dernière fois, c’était pour l’histoire de Guy Turcotte. Vous avez été absent trop longtemps. Je m’inscris sur votre liste d’abonnés.

    Louise Davis

    _____

    Aimé par 1 personne

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