Obama et Trump nominés aux Oscars

Obama quitte Washington en hélicoptère, Trump arrive en limousine. La foule applaudit! Les possédants se serrent la main et négocient de nouveaux paradigmes pour les années à venir. Le Grand Cirque de l’empire américain continue…

Quel spectacle! Quelle époque! Quel drame humain.

Certains de mes lecteurs le savent, à mes yeux, le gouvernement américain est corrompu jusqu’au plus profond de ses entrailles. Je ferais plus confiance à un requin affamé dans une piscine creusée qu’à un président américain. En toute sincérité, je ne ressens aucune haine envers les États-Unis, j’ai simplement pitié d’eux. Malgré mon langage injurieux et vulgaire, je comprends les mécanismes qui amènent les gens à devenir ignorants. Émotifs et serviles, les Américains ne sont pas seuls sur cette planète à avoir ce faible degré d’intellectualisme, pour ne pas dire cette déficience intellectuelle. Pas besoin de regarder bien loin! 

Selon moi, le peuple américain est très instable psychologiquement, il est fragile, peu éduqué et facilement manipulable. Individuellement, ce n’est pas si mal, ils sont gentils les Américains, ils sont sexy et divertissants. Collectivement, c’est un désastre. Leur constitution est arriérée, la violence est maître, les amendements, le collège électoral, le congrès, le sénat et les élections sont à l’antipode de ce que devrait être la démocratie. Fraude après fraudes, mensonge après mensonge, les banques et les milliardaires continuent de s’enrichir en tenant le sénat et le congrès par les gosses. Hélas, en dépossédant la Terre de ses richesses, à coup de guerres et d’entraves; c’est toute la planète qui en souffre.

En 2008, Obama avait la possibilité de mettre les banquiers en prison avec l’accord du sénat et du congrès, afin d’améliorer le sort de sa population et marquer l’histoire, en plus de changer les règles du jeu à tout jamais. Le crime était évident, pourtant, sous le couvert de la bienfaisance économique, Obama a accordé un «bailout», un renflouement de 16,8 trillions $ aux grandes banques américaines; selon l’inspecteur général et directeur du TARP (Troubled assets relif program). C’est cet homme qui continue d’évaluer le coût que les citoyens payent encore pour avoir sauvé les banques, malgré les centaines de fraudes bancaires et manquements à l’éthique. Aujourd’hui ses mêmes escrocs se retrouvent au gouvernement au lieu d’être en prison…

En 2016, Obama a réaffirmé ses allégeances à Wall Street en se rangeant derrière Clinton et ses amis les banquiers au détriment de Bernie Sanders. Vous connaissez la suite. Pour moi Barack Obama, est loin d’être un héros, il ressemble beaucoup plus à un chef de mafia sympathique et charismatique que Nelson Mandela. Mais je sais, vous l’adorez votre Barack, votre opinion de lui ne changera jamais. «Yes We Can!»

Crise économique de 2008 (l’après Bush).

  1. Huit millions d’Américains ont perdu leur emploi.
  2. Six millions d’Américains ont perdu leur maison.
  3. Les Américains ont perdu 5 trillions de dollars en fonds de pension, en immobilier, en épargne et en retraite (401k).
  4. Tous les experts en commission s’entendent pour dire que les banquiers sont responsables.
  5. Personne va en prison.

J’aimerais rappeler à mes amis progressistes qu’il y a une corrélation directe entre l’économie et le progrès humain. Entre le taux de chômage et la mortalité. Lorsque l’économie s’effondre, les gens deviennent sensibles à la dépression, aux maladies cardiovasculaires, au sida et à de nombreuses autres maladies qui augmentent la mortalité. Vous pourrez trouver plusieurs études sur le sujet en commençant par celles de Yale University. Et ici aussi. Wall Street et Washington, ce sont eux les plus grands meurtriers de notre époque. Des tueurs discrets et silencieux, pas comme ceux qu’on présentent dans les médias à potins.

Le leg d’Obama: le sauvetage des banques

Ce que je vais me rappeler de Barack Obama, c’est qu’il a sauvé les banques après la plus grande fraude financière de l’histoire. Soyons francs, ce vol dure depuis la création des banques centrales et de la Réserve fédérale américaine, à l’époque de la Guerre européenne et de la Grande Dépression. Si vous me traitez de conspirationniste, permettez-moi de me moquer de vous. Au point où nous en sommes, avec Trump et Goldman Sachs à la tête du pays le plus puissant au monde, je me contre-calice de vos opinions intuitives et vos raisonnements puérils. Le gouvernement américain et ses élites sont des humains abjects et immoraux. Il n’y a même plus matière à débat.

Vous savez, l’humain est fait pour être dominé et gouverné, c’est la loi de la jungle. Depuis toujours, les empereurs et les tyrans s’enrichissent et contrôlent les peuples. Depuis Auguste, en passant par Staline, Mansa Moussa, Putin, Shen Zhou ou bien Warren Buffet à la tête d’un jeu boursier conçu pour lui; où les dés sont pipés pour les plus riches. Les présidents américains qui travaillent pour Wall Street et les élites ont discrètement remplacé les empereurs d’hier.

À ce sujet, il faut lire l’ouvrage Discours de la servitude volontaire rédigé par mon boy Étienne de La Boétie à l’âge de 18 ans. Ses mots sont littéralement tatoués sur ma jambe droite, depuis une beuverie en Thaïlande, mais ça, c’est complètement hors-sujet. Pour mieux comprendre le système financier et la corruption au sein du gouvernement américain, la lecture de ces ouvrages est également importante:

The Ascent of Money: A Financial History of the World par Niall Ferguson

The Big Short: Inside the Doomsday Machine par Michael Lewis

The End of Alchemy: Money, Banking, and the Future of the Global Economy par Mervyn King, afin de mieux comprendre le système bancaire, la finance, ainsi que le futur du système monétaire et de l’économie mondiale.

Le leg d’Obama est sans aucun doute la perpétuité et l’accroissement du pouvoir des plus nantis et des banques. The Emergency Economic Stabilization Act of 2008 est sans aucun doute la plus grande supercherie de son mandat. Les politiques d’Obama ne sont pas progressistes, le TEESA a favorisé une hausse fulgurante de la dette et de l’écart entre les riches et les pauvres. Selon l’organisme de statistique humanitaire World Hunger, en 2015, 14% de la population américaine souffre de malnutrition et d’extrême pauvreté. Rien a changé. Il n’y en a pas eu de progrès pendant l’ère d’Obama, quelques avancements sociaux, sans plus. De la poudre aux yeux pour camoufler les horreurs de TEESA. Tout le monde est tombé dans le panneau.

Les agences de cotation s’en sont tirés indemnes. Aucun banquier aux États-Unis ne sont allez en prison sous la gouverne d’Obama. Aujourd’hui Donald Trump blâme les pauvres, le système et les immigrants pour perpétuer la tradition. La tempête a passé et les banques et les instituons financières se remettent à vendre des produits toxiques, au levier puissant, des «CDO» sous un autre nom, comme l’apprenait le livre le Big Short. 

Sous son administration, Barack Obama n’a pas sanctionné non plus HSBC lorsqu’ils blanchirent 1.9 milliards pour El Chapo et le cartel de la drogue au Mexique. Personne dans cette banque est allez en prison, pendant ce temps, l’homme noir sans emploi fait 10 ans de prison pour un hold-up de dépanneur.

On remémore les bons coups d’Obama, mais dans les faits, il n’y a pas eu de progrès social: les pauvres sont encore pauvres. La violence et la maladie mentale se répand dans tous les États. Avec l’élection de Trump, c’est un retour à la case départ. Huit ans après le scandale financier, Donald Trump vient de nommer six haut placés de Goldman Sachs à la tête du pays, dont Gary Cohn, actuel président et chef aux opérations, l’une des plus grosses ordures pendant la crise de 2008. 

D’Obama à Trump: d’une pourriture à l’autre

Récemment, les électeurs gavés de popcorn ont rampé jusqu’aux urnes avec fierté pour élire leur nouveau bourreau. Donald Trump! Make America Great Again! Encore la faute aux Chinois et aux immigrants! Ce peuple est tellement ignorant, à genoux, les yeux devant Netflix ou les finales de la NFL qu’il ne sait plus quoi essayer pour s’en sortir. C’est d’une tristesse infinie, entre-temps, le génocide économique aux États-Unis continue.

1914 représente le début de la Première Guerre mondiale, mais c’est aussi le pivot dans l’histoire monétaire des deux derniers siècles. Pendant que tous les yeux étaient rivés sur la Guerre européenne de 14-18, aux États-Unis, les milliardaires et tyrans de l’époque se réunissaient pour mettre un terme à la liberté des banques (le système des banques et des monnaies libres). C’était le début des monopoles bancaires, de la centralisation et de la corruption.

Murray Rothbard, anarchocapitaliste, économiste et philosophe avait expliqué la création des banques centrales de cette façon: “The financial elites of this country, notably the Morgan, Rockefeller, and Kuhn, Loeb interests, were responsible for putting through the Federal Reserve System, as a governmentally created and sanctioned cartel device to enable the nation’s banks to inflate the money supply in a coordinated fashion, without suffering quick retribution from depositors or noteholders demanding cash.”

En d’autres mots, les banquiers ont monté un cartel pour que l’économie les enrichissent à tout jamais. Si vous ne le saviez pas, le parti démocrate défend les intérêts de certains milliardaires et les républicains les autres. Peu importe qui est président, le système électoral est conçu pour élire des gens qui sont prêts à enrichir les possédants. Le seul moyen d’être élu, c’est de recevoir des milliards en financement ou de faire partie du club sélect, comme le nouveau président jaune-orange. 

Hier, c’était l’inauguration de Trump, au même moment, les gens saluaient le départ du sympathique Barack Obama, un bon monsieur selon plusieurs matantes et commentateurs. En apparence, selon certains analystes, Obama aurait pris beaucoup de décisions «progressistes», de la poudre aux yeux lorsqu’on compare les pour et les contres.

Il faut se rappeler que Goldman Sachs a payé une amende de 550 millions de dollars après avoir fait des milliards en misant contre les hypothèques de leurs épargnants avec les «COD» toxiques. Ce sont ces mêmes dirigeants aujourd’hui qui gouvernent le pays sous les ordres de Donald Trump. En 2013, Greenpeace et la Déclaration de Berne ont sélectionné Goldman Sachs comme pire entreprise sur la planète au niveau éthique, morale et environnementale.

Sommes-nous aussi crédules et stupides que ça? Comment pouvons-nous saluer le travail de Barack Obama? Cet homme qui a sauvé les plus grands criminels de notre époque en finançant leurs résurrections. Vous êtes impressionnés par ses décisions progressistes, futiles et ses coups de théâtre? La libération de quelques prisonniers noirs et Chelsea Manning, par exemple? Le peuple américain s’enfonce. The show must go on.

Bernie Sanders nous l’a rappelé souvent pendant sa campagne. Goldman Sachs est l’une des plus grandes mafias de cette planète. Obama les a sauvés et maintenant Trump vient de les élire à la tête du pays. Quel cirque!

2 réflexions sur “ Obama et Trump nominés aux Oscars ”

  1. C’est rafraîchissant de vous lire… La preuve qu’il est possible de s’opposer à Trump sans pour autant être « un salaud pro establishment ».Ça prend des gens avec le courage de chercher et dire la vérité. C’est une qualité rare dans cette époque de règlements de compte et de paranoïa conspirationniste.

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