Justin, c’est quand demain?

Notre premier ministre est présentement en «tournée citoyenne» pour rehausser son image publique. Lors de son passage à Peterborough, en Ontario, quelque chose a attiré mon attention, suite à un question d’un citoyen, Justin Trudeau a déclaré: «On ne peut pas fermer les mines de sables bitumineux demain. On doit y mettre un terme progressivement», «Nous devons préparer la transition pour rompre notre dépendance aux énergies fossiles.» La bonne vieille cassette de Stephen Harper, trouvé dans un tiroir au parlement. Les sables bitumineux, c’est le sujet tabou, impossible d’être élu sans supporter le pétrole de l’Ouest au Ka-Na-Da! L’hypocrisie de Justin Trudeau est à son apogée lorsqu’il parle de sables bitumineux et d’oléoducs. Si on ne peut pas progresser et fermer des mines, c’est quand le début de la fin? Vous en êtes où dans votre préparation? C’est quand demain? Pour moi et mes semblables, demain, c’était hier.

Vraisemblablement, la transition ne verra pas le jour durant l’ère de Justin Trudeau. Récemment, il a autorisé la construction de deux oléoducs reliant Edmonton à Vancouver. Ces deux projets augmenteront d’environ un million de barils par jour la capacité d’exportation du pays. De plus, à Fort McMurray, ce magnifique village en pleine reconstruction depuis les incendies, un énorme projet pétrolier de 20 milliards de dollars est actuellement étudié par l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta et par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. La première ministre albertaine Rachel Notley a déclaré à deux reprises être satisfaite du travail du premier ministre lorsque vient le temps d’approuver des projets pétroliers.

En 2009, lorsque je travaillais à Fort McMurray, on me servait toujours la même salade: «on a besoin du pétrole pour payer votre péréquation au Québec», «on ne peut pas changer du jour au lendemain», «on consomme du pétrole, on doit y mettre un terme lentement.» Depuis dix ans, les politiciens tiennent le même discours fallacieux et démagogique. Il n’y a pas eu de progrès environnemental au Canada, au contraire, la production n’a fait qu’augmenter. En fait, nous sommes devenus le cinquième producteur mondial d’hydrocarbures, au grand désarroi d’Hubert Reeves, Naomi Klein et Nancy Huston. Sans surprise, l’an dernier, l’Office nationale de l’Énergie mentionnait que la production canadienne de pétrole allait presque doubler d’ici 2040. Il y a deux jours c’était le printemps et aujourd’hui, il fait moins vingt. Un climat tout à fait normal Justin, étirons l’élastique encore un peu.

Avec la chute des cours du pétrole, c’était l’occasion pour Justin Trudeau de changer son fusil d’épaule et d’investir dans les énergies renouvelables. Il n’a rien fait. Par ses décisions, le premier ministre stimule la production de pétrole au Canada. Ce que nous devons comprendre de ses mensonges, c’est qu’il n’a pas le courage du progrès. Comme ses prédécesseurs, il offrira l’opportunité à ses successeurs: les conservateurs. Avec Maxime Bernier ou O’Leary à l’horizon, il faudra peut-être attendre à 2030 pour commencer à réduire notre production et notre consommation. C’est loin demain…

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